Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

I. Zivilrechtliche Abteilung, Beschwerde in Zivilsachen 4A.148/2010
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Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

{T 0/2}
4A_148/2010

Arrêt du 22 avril 2010 Présidente de la Ire Cour de droit civil

Composition
Mme la Juge Klett, présidente.
Greffier: M. Carruzzo.

Participants à la procédure
H.X.________ et F.X.________,
recourants,

contre

Commune Y.________,
intimée.

Objet
bail à loyer,

recours contre l'arrêt rendu le 18 janvier 2010 par la Chambre des recours du
Tribunal cantonal du canton de Vaud.

La Présidente de la Ire Cour de droit civil considère en fait et en droit:

1.
1.1 Par jugement du 31 août 2009, le Tribunal des baux du canton de Vaud a
constaté que la Commune Y.________ avait valablement résilié le bail des époux
H.X.________ et F.X.________ pour le 30 avril 2009. Il a accordé aux locataires
une unique prolongation de ce bail au 30 septembre 2009 et a rejeté toutes
autres ou plus amples conclusions. Les juges vaudois ont retenu, en bref, que
H.X.________ avait manqué d'égards envers ses voisins, régulièrement et en
dépit d'un avertissement écrit, au point que l'une des familles habitant le
même palier avait décidé de déménager. Aussi les agissements du prénommé
n'étaient-ils plus supportables pour les occupants de l'immeuble en cause, de
sorte que la bailleresse avait valablement mis un terme à la relation de bail
en se fondant sur l'art. 257f al. 3 CO. De ce fait, les locataires n'avaient,
en principe, pas droit à une prolongation de bail, vu l'art. 272a al. 1 let. b
CO. Toutefois, celle-ci étant acceptée par la bailleresse, il convenait de
l'admettre pour un motif tiré du droit de procédure civile vaudois.

Statuant par arrêt du 18 janvier 2010, sur recours des époux X.________, la
Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a confirmé le jugement de
première instance.

1.2 Le 24 février 2010, H.X.________ et F.X.________ ont recouru au Tribunal
fédéral à l'encontre de cet arrêt. Ils ont déposé, à cette occasion, quatre
réquisitions de production de pièces.

L'intimée et la cour cantonale, qui a transmis son dossier, n'ont pas été
invitées à déposer une réponse.

2.
Le recours, non intitulé, sera traité comme un recours en matière civile (art.
72 ss LTF), dans la mesure où la valeur litigieuse atteint, en l'espèce, le
seuil de 15'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. a LTF pour la recevabilité d'un
tel recours.

3.
3.1 En vertu de l'art. 42 LTF, le mémoire de recours doit indiquer, notamment,
les conclusions et les motifs (al. 1); ces derniers doivent exposer
succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2). A ce défaut, le
Tribunal fédéral n'entre pas en matière (art. 108 al. 1 let. a et b LTF). Pour
le surplus, il n'examine la violation de droits fondamentaux que si un grief de
ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF). Au
demeurant, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins
de résulter de la décision de l'autorité précédente (art. 99 al. 1 LTF).

3.2 Le présent recours apparaît manifestement irrecevable au regard de ces
règles.

D'abord, aucune conclusion formelle n'y figure, même si l'on peut comprendre, à
la lecture du mémoire, que les recourants souhaitent obtenir l'annulation du
congé litigieux.

Ensuite, les réquisitions de preuve formulées par les recourants ne sont pas
recevables à ce stade de la procédure.

On cherche, par ailleurs, en vain, dans le mémoire de recours, un début de
motivation concernant la prétendue violation de l'art. 257f CO imputée aux
juges vaudois. En réalité, par une argumentation purement appellatoire, les
recourants se bornent à soumettre au Tribunal fédéral leur propre version des
faits déterminants, sans se soucier des constatations figurant dans l'arrêt
attaqué auxquelles il doit se tenir (art. 105 al. 1 LTF).

Le présent recours apparaît ainsi manifestement irrecevable. Cela étant,
application sera faite, en l'espèce, de la procédure simplifiée prévue à l'art.
108 al. 1 LTF.

4.
Les frais de la procédure fédérale seront mis solidairement à la charge des
recourants (art. 66 al. 1 et 5 LTF). En revanche, ces derniers n'auront pas à
indemniser l'intimée, puisque celle-ci n'a pas été invitée à déposer une
réponse.

Par ces motifs, la Présidente de la Ire Cour de droit civil:

1.
N'entre pas en matière sur le recours.

2.
Met les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., à la charge des recourants,
solidairement entre eux.

3.
Communique le présent arrêt aux parties et à la Chambre des recours du Tribunal
cantonal du canton de Vaud.

Lausanne, le 22 avril 2010

Au nom de la Ire Cour de droit civil
du Tribunal fédéral suisse
La Présidente: Le Greffier:

Klett Carruzzo