Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

I. Zivilrechtliche Abteilung, Beschwerde in Zivilsachen 4A.191/2010
Zurück zum Index I. Zivilrechtliche Abteilung, Beschwerde in Zivilsachen 2010
Retour à l'indice I. Zivilrechtliche Abteilung, Beschwerde in Zivilsachen 2010


Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

{T 0/2}
4A_191/2010

Arrêt du 24 juin 2010 Présidente de la Ire Cour de droit civil

Composition
Mme la Juge Klett, présidente.
Greffier: M. Carruzzo.

Participants à la procédure
X.________,
recourant,

contre

Y.________,
représenté par Me Philippe-Edouard Journot, avocat,
intimé.

Objet
responsabilité du mandataire,

recours contre le jugement rendu le 27 mai 2009 par la Cour civile du Tribunal
cantonal du canton de Vaud et contre l'arrêt rendu le 25 février 2010 par la
Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de Vaud.

Considérant en fait et en droit:

1.
1.1 Le 12 juin 2007, X.________ a assigné l'avocat Y.________ en paiement de
660'000 fr., plus intérêts, devant la Cour civile du Tribunal cantonal vaudois.
Il lui reprochait, en substance, d'avoir mal défendu ses intérêts dans le
procès en responsabilité qu'il avait intenté sans succès au médecin qui s'était
occupé de lui. Ce procès a été clos par un arrêt du Tribunal fédéral du 2 juin
2004 rejetant le recours du demandeur (cause 4C.88/2004).

Par jugement du 27 mai 2009, la Cour civile a rejeté les conclusions du
demandeur avec suite de frais et dépens.

1.2 Le 30 décembre 2009, X.________ a formé un recours cantonal contre ledit
jugement, dont les motifs lui avaient été communiqués le 23 du même mois.

Statuant par arrêt du 25 février 2010, notifié aux parties le 11 mars 2010, la
Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a déclaré ce recours
irrecevable. Selon elle, le but avéré du demandeur était de recommencer le
procès avec un nouveau conseil d'office. Or, aucun élément ne faisait
apparaître que le jugement attaqué aurait été rendu au mépris des règles
essentielles de la procédure. Pour le surplus, le recours dont elle était
saisie ne permettait pas d'obtenir une reconsidération matérielle du jugement
entrepris.

1.3 Le 6 avril 2010, X.________ a adressé au Tribunal fédéral une lettre
manuscrite dans laquelle il déclarait recourir contre le jugement du 27 mai
2009 et l'arrêt du 25 février 2010. A cette lettre étaient annexées une
photocopie du recours manuscrit interjeté le 30 décembre 2009 auprès de la
Chambre des recours ainsi qu'un double d'une télécopie qu'il avait envoyée le
18 mars 2010 à cette autorité. Une série de pièces relatives à la question de
l'assistance judiciaire et insérées dans une chemise rose complétaient cet
envoi.

Dans le cadre de la correspondance échangée avec le Tribunal fédéral,
X.________ a encore adressé ou faxé à ce dernier une série de lettres aux dates
suivantes: 22 décembre 2009, 25 décembre 2009, 19 janvier 2010, 26 janvier
2010, 22 mars 2010, 31 mars 2010 et 10 mai 2010.

L'intimé et la cour cantonale, qui a produit le dossier de la cause, n'ont pas
été invités à déposer une réponse.

2.
Les recours, non intitulés, seront traités comme des recours en matière civile
(art. 72 ss LTF), dans la mesure où la valeur litigieuse atteint, en l'espèce,
le seuil de 30'000 fr. fixé à l'art. 74 al. 1 let. b LTF pour la recevabilité
d'un tel recours.

Vu l'art. 100 al. 6 LTF et la jurisprudence en la matière (arrêt 4A_495/2007 du
12 janvier 2009 consid. 2.3), on peut admettre que les deux recours ont été
déposés en temps utile, même si celui qui vise le jugement de la Cour civile
l'a été prématurément.

3.
3.1 En vertu de l'art. 42 LTF, le mémoire de recours doit indiquer, notamment,
les conclusions et les motifs (al. 1); ces derniers doivent exposer
succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (al. 2). A ce défaut, le
Tribunal fédéral n'entre pas en matière (art. 108 al. 1 let. a et b LTF). Pour
le surplus, il n'examine la violation de droits fondamentaux que si un grief de
ce chef a été invoqué et motivé par le recourant (art. 106 al. 2 LTF).

3.2 Les recours dirigés contre les deux décisions cantonales précitées
apparaissent manifestement irrecevables au regard de ces règles.

D'abord, les conclusions prises par le recourant sont pour le moins obscures,
de sorte que l'on peine à en identifier l'objet.

Ensuite, le recourant ne remet pas en cause, en tout cas pas de manière
intelligible, les motifs pour lesquels la Cour civile a rejeté l'action en
responsabilité qu'il avait introduite contre son ancien mandataire.

Pour le surplus, les diverses écritures déposées par le recourant ne
contiennent pas une critique compréhensible des motifs que la Chambre des
recours a énoncés au considérant 2c) de son arrêt (p. 7) pour écarter les
moyens qu'il lui avait soumis, en particulier sur la question du retrait de
l'assistance judiciaire intervenu deux jours avant l'audience de jugement.

Cela étant, il sera fait application de la procédure simplifiée, conformément à
l'art. 108 al. 1 LTF.

4.
Etant donné les circonstances, il y a lieu de renoncer à la perception de frais
(art. 66 al. 1 LTF).

Par ces motifs, la Présidente de la Ire Cour de droit civil:

1.
N'entre pas en matière sur les recours.

2.
Dit qu'il n'est pas perçu de frais.

3.
Communique le présent arrêt aux parties, à la Cour civile du Tribunal cantonal
du canton de Vaud et à la Chambre des recours du Tribunal cantonal du canton de
Vaud.

Lausanne, le 24 juin 2010

Au nom de la Ire Cour de droit civil
du Tribunal fédéral suisse
La Présidente: Le Greffier:

Klett Carruzzo