Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 6B.202/2015
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Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

[8frIR2ALAGK1]     
{T 0/2}
                   
6B_202/2015

Arrêt du 28 octobre 2015

Cour de droit pénal

Composition
M. et Mmes les Juges fédéraux Denys, Président,
Jacquemoud-Rossari et Jametti.
Greffière : Mme Nasel.

Participants à la procédure
X.________, représenté par Me Jean Lob, avocat,
recourant,

contre

Ministère public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens
VD,
intimé.

Objet
Violation de l'art. 6 CEDH; constatation inexacte des faits,

recours contre le jugement du Président de la Cour d'appel pénale du Tribunal
cantonal du canton de Vaud du 10 novembre 2014.

Faits :

A. 
Par jugement du 10 juillet 2014, le Tribunal de police de l'arrondissement de
Lausanne a condamné X.________ pour contravention à la LStup à une amende de
200 fr., convertible en cas de non-paiement fautif en une peine privative de
liberté de substitution de 2 jours.

B. 
Statuant sur l'appel formé par X.________, le Président de la Cour d'appel
pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après le Président de la Cour
d'appel) l'a rejeté par jugement du 10 novembre 2014.
En bref, il en ressort les faits suivants.
A Lausanne, le 25 septembre 2013, X.________ a acquis une boulette de cocaïne
auprès de A.________ pour la somme de 23 fr., avant de la consommer. Afin
d'effectuer cette transaction, X.________ a pris en charge A.________ dans sa
voiture sur la place du Tunnel pour le déposer plus loin sur le chemin des
Bégonias.
Après avoir requis et obtenu le rapport établi à la suite de l'interpellation
de A.________, le Président de la Cour d'appel a, par avis du 14 octobre 2014,
rejeté les autres mesures d'instruction sollicitées par X.________.
Le casier judiciaire suisse de l'intéressé fait état de deux condamnations,
l'une du 23 novembre 2007, pour délit et contravention à la LStup, à une peine
de travail d'intérêt général de 240 heures, avec sursis pendant 3 ans, ainsi
qu'à une amende de 300 fr., l'autre du 18 février 2013, pour violation grave
des règles de la circulation routière, à une peine de 96 jours-amende à 40 fr.,
avec sursis pendant 2 ans, ainsi qu'à une amende de 960 francs.

C. 
X.________ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre le
jugement du 10 novembre 2014, concluant principalement à son annulation et à ce
que les autorités judiciaires vaudoises soient invitées à procéder à une
expertise graphologique de la signature figurant dans le rapport de
dénonciation simplifiée et à contrôler le bien-fondé de l'alibi qu'il invoque.
Il sollicite l'octroi de l'effet suspensif.

Considérant en droit :

1. 
Le recours en matière pénale est une voie de réforme (art. 107 al. 2 LTF). Le
recourant ne peut se borner à demander l'annulation de la décision et le renvoi
de la cause à l'autorité cantonale, mais doit également, sous peine
d'irrecevabilité, prendre des conclusions sur le fond du litige. Il n'est fait
exception à ce principe que lorsque le Tribunal fédéral, s'il admettait le
recours, ne serait pas en mesure de statuer lui-même sur le fond et ne pourrait
que renvoyer la cause à l'autorité cantonale (ATF 137 II 313 consid. 1.3 p.
317; 134 III 379 consid. 1.3 p. 383; 133 III 489 consid. 3.1 p. 489 s.).
En l'occurrence, le recourant n'a pas pris de conclusions sur le fond, mais a
uniquement sollicité l'annulation du jugement attaqué et le renvoi de la cause
à l'autorité précédente. Cette manière de procéder est correcte s'agissant des
conclusions tendant à requérir des mesures d'instructions par les autorités
cantonales (cf. arrêt 6B_1047/2014 du 30 avril 2015 consid. 1). En revanche,
elle ne l'est en principe pas s'agissant des griefs quant à la réalisation de
l'infraction. Toutefois, on comprend de la motivation du recourant qu'il
sollicite son acquittement. Cela suffit pour satisfaire aux exigences de forme
déduites de l'art. 42 al. 1 et 2 LTF (cf. ATF 137 II 313 consid. 1.3 p. 317).

2. 
Sous le couvert d'une violation de l'art. 6 CEDH, le recourant reproche à la
cour cantonale de l'avoir arbitrairement condamné en refusant de procéder aux
mesures d'investigation sollicitées.

2.1. Saisi d'un recours en matière de droit pénal, le Tribunal fédéral examine
librement la violation du droit fédéral (cf. art. 95 let. a et 106 al. 1 LTF).
Cependant, il ne connaît de la violation de droits fondamentaux que si un tel
grief a été invoqué et motivé par le recourant, conformément au principe
d'allégation (cf. art. 106 al. 2 LTF), c'est-à-dire s'il a été expressément
soulevé et exposé de manière claire et détaillée (ATF 139 I 229 consid. 2.2 p.
232).

2.2. A teneur de l'art. 398 al. 4 CPP, lorsque seules des contraventions ont
fait l'objet de la procédure de première instance, l'appel ne peut être formé
que pour le grief que le jugement est juridiquement erroné ou que l'état de
fait a été établi de manière manifestement inexacte ou en violation du droit.
Le pouvoir d'examen de l'autorité d'appel est ainsi limité dans l'appréciation
des faits à ce qui a été établi de manière arbitraire, la formulation de la
disposition correspondant à celle de l'art. 97 al. 1 LTF (arrêt 6B_1247/2013 du
13 mars 2014 consid. 1.2 et les références citées). En outre, aucune allégation
ou preuve nouvelle ne peut être produite devant l'instance d'appel (art. 398
al. 4 deuxième phrase CPP). Il s'agit là d'une exception au principe du plein
pouvoir de cognition de l'autorité de deuxième instance qui conduit à qualifier
d'appel « restreint » cette voie de droit (arrêts 6B_695/2012 du 9 avril 2013
consid. 2.3.1; 1B_768/2012 du 15 janvier 2013 consid. 2.1 et les références
citées). Une telle restriction est compatible avec le droit conventionnel (cf.
ATF 128 I 237 consid. 3 p. 238 s. et les références citées en particulier ATF
124 I 92 consid. 2 p. 94 ss.). En revanche, la partie appelante peut
valablement renouveler en appel les réquisitions de preuve formulées devant le
premier juge et qui ont été rejetées (arrêts 6B_695/2012 précité consid. 2.3.1;
6B_362/2012 du 29 octobre 2012 consid. 8.4.1).

2.3. Le magistrat cantonal a écarté les réquisitions de preuves formulées par
le recourant tendant à la mise en oeuvre d'une expertise graphologique de la
signature figurant au pied de la dénonciation qui le met en cause ainsi qu'à
l'audition de la mère de sa fille et de A.________ au motif que seule une
contravention à la LStup avait fait l'objet de la procédure de première
instance et que l'appel était donc restreint. Il a au demeurant considéré que
ces réquisitions de preuves n'apparaissaient pas décisives pour les motifs
qu'il a développés au considérant 2.2.3 du jugement entrepris et qui seront
examinés ci-après en relation avec le grief d'arbitraire (cf. infra consid. 3.2
et 3.3).

2.4. Le recourant soutient qu'il n'aurait pas signé le rapport de dénonciation
simplifiée et qu'il n'aurait cessé de requérir une expertise graphologique de
la signature qui y figure. Le rejet de cette requête constituerait une
violation du droit à tout prévenu de faire valoir les preuves à sa décharge.
Les considérations de l'autorité cantonale à cet égard seraient parfaitement
arbitraires dès lors que dans l'hypothèse où il n'aurait pas signé le rapport
de dénonciation simplifiée, ledit rapport perdrait toute force probante et
inversement. Il prétend en outre que durant toute la procédure, il aurait
constamment invoqué que le jour en question, il se serait occupé exclusivement
de sa fille et que le jugement attaqué aurait ignoré cet alibi dès lors
qu'aucun contrôle n'aurait été effectué.

Ce faisant, il n'expose pas, conformément aux exigences posées par l'art. 106
al. 2 LTF et rappelées ci-dessus, que la disposition conventionnelle qu'il
invoque impliquerait que l'autorité d'appel revoie la cause avec un plein
pouvoir de cognition sur les questions de fait justifiant l'admission de
nouvelles preuves (cf. supra consid. 2.2). Le moyen soulevé par le recourant
est dès lors irrecevable.
Au demeurant, il est infondé. La requête du recourant tendant à ce que
l'autorité cantonale mette en oeuvre une expertise de la signature figurant
dans le rapport de dénonciation simplifiée et contrôle son alibi - alors
qu'aucune réquisition de preuve n'a été formée dans ce sens devant l'autorité
de première instance - n'est pas admissible au regard de l'art. 398 al. 4 CPP.
Faute d'avoir formulé une telle requête en première instance, le recourant
était forclos à invoquer cette preuve dans la suite de la procédure.

3. 
Le recourant fait grief à l'autorité cantonale d'avoir constaté les faits de
manière manifestement inexacte.

3.1. Le Tribunal fédéral est lié par les constatations de fait de la décision
entreprise (art. 105 al. 1 LTF), à moins qu'elles n'aient été établies en
violation du droit ou de manière manifestement inexacte au sens des art. 97 al.
1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de façon arbitraire au sens de l'art.
9 Cst. (sur cette notion, ATF 140 III 264 consid. 2.3 p. 266). Le recourant qui
entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte
(art. 97 al. 1 LTF), doit satisfaire au principe d'allégation susmentionné (cf.
supra consid. 2.1). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (ATF
140 III 264 consid. 2.3 p. 266 et les références citées).
Quand, comme en l'espèce, le pouvoir d'examen de l'autorité d'appel est limité
en matière de constatations de fait à l'arbitraire (art. 398 al. 4 CPP),
l'examen du Tribunal fédéral porte concrètement sur l'arbitraire du jugement de
l'autorité inférieure, à la lumière des griefs soulevés dans l'acte de recours.
Cependant, pour se conformer aux exigences de motivation rappelées ci-dessus,
le recourant ne peut pas simplement reprendre les critiques qu'il a formulées
en instance cantonale, mais il doit indiquer pourquoi la juridiction d'appel
aurait refusé à tort de qualifier d'arbitraire l'appréciation des preuves faite
par l'autorité de première instance, en exposant en quoi cette appréciation est
critiquable (arrêts 6B_1247/2013 du 13 mars 2014 consid. 1.2; 6B_695/2012 du 9
avril 2013 consid. 2.4.1 et les références citées). Le Tribunal fédéral examine
librement la manière dont l'autorité d'appel a fait usage de sa cognition
limitée, c'est-à-dire si elle a, à tort, admis ou nié l'arbitraire (ATF 125 I
492 consid. 1a/cc et 1b p. 494 s.; 116 III 70 consid. 2b p. 71 s.; plus
récemment arrêt 6B_302/2015 du 20 août 2015 consid. 3.2).

3.2. L'autorité cantonale a confirmé l'appréciation du premier juge, selon
laquelle il n'était pas concevable que deux policiers assermentés - dont la
version n'avait pas varié, qui ne connaissaient pas le recourant jusque-là et
qui l'avaient clairement reconnu comme étant la personne qu'ils avaient
interpellée - aient comploté contre ce dernier, ce d'autant plus que l'affaire
portait sur une simple contravention à la LStup. Elle a considéré que cette
appréciation était conforme aux pièces du dossier et qu'elle était confortée
par le rapport établi le 25 septembre 2013 à la suite de l'interpellation de
A.________. Le recourant, qui s'évertuait à affirmer de manière appellatoire
que ce n'était pas lui qui avait été interpellé, ne démontrait pas en quoi le
raisonnement du premier juge serait entaché d'arbitraire. De surcroît, les
témoignages des agents étaient concordants, constants et précis. Ils avaient
affirmé que le recourant s'était légitimé en produisant son permis
d'établissement. S'il était juste que la filiation du recourant et le nom de
son épouse ne figuraient pas sur ce document, il n'en demeurait pas moins que
ces deux informations avaient été correctement communiquées à l'un des
inspecteurs pour compléter le formulaire de dénonciation litigieux, ce qui
tendait à exclure qu'il y ait eu erreur sur la personne et à confirmer - comme
l'agent l'avait expliqué - que le recourant lui avait prêté son concours pour
le faire. Contrairement à ce que soutenait ce dernier, le témoignage de cet
agent, déposé presque une année après les faits, ne remettait pas en cause le
raisonnement du premier juge. Le fait que l'adresse indiquée sur la
dénonciation simplifiée soit celle de l'entreprise du recourant et non celle
figurant sur son permis d'établissement n'était également pas pertinent. En
outre, le recourant n'avait apporté aucun élément de réponse sur les trop
nombreuses coïncidences qui auraient conduit des agents du groupe CELTUS -
spécialisés dans la lutte contre le trafic de rue - à observer un trafiquant de
drogue monter à bord de son véhicule, à suivre cette voiture dans les rues de
Lausanne jusqu'à la porte de son domicile professionnel, avant de l'identifier
sur la base d'un document établi à son nom et de retranscrire correctement sa
filiation sur un formulaire. Les déclarations du recourant selon lesquelles il
n'avait pas d'employé et ne donnait pas les clés de son bureau lorsqu'il
prêtait sa voiture étaient incompatibles avec ces faits. S'ajoutaient à cela
ses antécédents en matière de consommation de stupéfiants, soit la condamnation
figurant dans son casier judiciaire et les huit dénonciations dont il avait
fait l'objet entre 1994 et 2011. Dans ces circonstances, l'autorité précédente
a considéré que le premier juge n'avait, à juste titre, accordé aucun crédit
aux déclarations du recourant et que les mesures d'instruction requises
n'auraient pas permis de renverser cette appréciation. Une expertise
graphologique de la signature litigieuse figurant sur le formulaire de
dénonciation simplifiée n'aurait pas été déterminante puisqu'elle aurait porté
sur un élément qui n'avait aucune pertinence. L'audition de A.________, à
supposer qu'elle eût été encore possible dans la mesure où il était sans
domicile fixe et qu'il avait fait l'objet d'une interdiction d'entrée en
Suisse, n'aurait apporté aucun élément qui ne figurerait pas déjà dans le
rapport d'intervention versé au dossier en procédure d'appel. Sa confrontation
avec le recourant n'aurait pas été de nature à ébranler sa conviction. Enfin,
l'épouse du recourant n'aurait pas pu confirmer que ce dernier s'occupait bien
lui-même de leur fille au moment des faits, puisqu'elle n'était pas présente.

3.3. Le recourant soutient que ce serait à tort que la version des faits
présentée par ses dénonciateurs a été retenue. Il persiste à affirmer que, le
jour des faits, il n'aurait pas été le conducteur du véhicule dont il était le
détenteur, que ce ne serait pas lui qui aurait ouvert aux policiers à
Y.________ et qu'il n'aurait pas signé la dénonciation simplifiée figurant au
dossier. Il relève qu'il lui serait arrivé de prêter son véhicule à des tiers,
notamment à des proches et que ce serait certainement un tiers qui aurait
conduit le véhicule qui aurait été interpellé à Y.________. Les indications
figurant sur l'autorisation d'établissement versée au dossier ne
correspondraient en rien à la formule de dénonciation. Selon ce dernier
document, son adresse serait à Y.________, tandis que celle figurant dans
l'autorisation d'établissement serait à Z.________. En outre, à l'encontre de
la dénonciation, l'autorisation d'établissement ne mentionnerait ni le nom de
ses parents ni celui de son épouse. Ces éléments démontreraient que les auteurs
du rapport de police ne diraient pas la vérité. De plus, lors de son audition à
la préfecture, un des inspecteurs aurait affirmé s'être trouvé au moins à 70
mètres du véhicule incriminé lorsque le conducteur aurait reçu une boulette de
cocaïne. A cette distance, l'identification du conducteur serait plus
qu'aléatoire. Enfin, le recourant affirme qu'il n'aurait jamais été confronté
avec A.________, dont il n'aurait cessé de requérir l'audition, de sorte que
l'on ne saurait se prévaloir de ce qu'il a pu déclarer.
Reprenant, de manière générale, ses critiques formulées en appel, se contentant
d'en modifier l'ordre et la formulation, le recourant oppose sa propre
appréciation à celle de l'autorité cantonale (cf. supra consid. 3.2). Une telle
argumentation revêt un caractère essentiellement appellatoire et est
irrecevable. Au demeurant, le recourant n'explique pas en quoi les faits
auraient été établis de manière arbitraire par le premier juge, encore moins
que l'autorité cantonale aurait refusé à tort de qualifier d'arbitraire
l'appréciation des preuves qu'il a effectuée. Il en va ainsi notamment
lorsqu'il se prévaut d'éléments qui n'ont pas été retenus ou jugés décisifs par
l'autorité de première et de deuxième instance, sans démontrer le caractère
arbitraire de leur omission ou appréciation. Le recourant n'expose pas non plus
en quoi sa confrontation avec A.________ aurait été de nature à influer sur le
sort du litige comme l'exige l'art. 97 al. 1 LTF. Enfin, le recourant ne
démontre pas que la motivation quant à la non-pertinence des preuves offertes
serait entachée d'arbitraire et il n'apparaît pas que tel soit le cas.
En tout état de cause, il ne peut être reproché à l'autorité précédente d'avoir
nié, à tort, l'arbitraire dans l'établissement des faits et l'appréciation des
preuves effectués par le magistrat de première instance, lequel s'est fondé sur
un ensemble d'indices convergents et convaincants, que les dénégations du
recourant ne permettent pas de renverser.

3.4. Le recourant ne fait pas valoir que l'autorité cantonale aurait mal
appliqué le droit matériel. Il n'y a donc pas lieu d'examiner cette question.

4. 
Le recourant, qui succombe, devra supporter les frais judiciaires (art. 66 al.
1 LTF). La cause étant jugée, la demande d'effet suspensif devient sans objet.

 Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :

1. 
Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable.

2. 
Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge du recourant.

3. 
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Président de la Cour d'appel
pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud.

Lausanne, le 28 octobre 2015

Au nom de la Cour de droit pénal
du Tribunal fédéral suisse

Le Président : Denys

La Greffière : Nasel

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