Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 6B.307/2015
Zurück zum Index Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2015
Retour à l'indice Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2015


Wichtiger Hinweis:
Diese Website wird in älteren Versionen von Netscape ohne graphische Elemente
dargestellt. Die Funktionalität der Website ist aber trotzdem gewährleistet.
Wenn Sie diese Website regelmässig benutzen, empfehlen wir Ihnen, auf Ihrem
Computer einen aktuellen Browser zu installieren.
Zurück zur Einstiegsseite Drucken
                                                               Grössere Schrift

Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

[8frIR2ALAGK1]     
{T 0/2}
                   
6B_307/2015

Arrêt du 5 mai 2015

Cour de droit pénal

Composition
M. le Juge fédéral Denys, Président.
Greffière : Mme Gehring.

Participants à la procédure
1. X.________ SA,
2. Y.________,
toutes les 2 représentées par Maîtres Alexandre Reil et Julien Liechti avocats,
recourantes,

contre

1. Ministère public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020
Renens VD,
2. A.________,
3. B.________,
tous les 2 représentés par Me Marc Cheseaux, avocat,
4. C.________, représenté par Me Manuel Isler, avocat,
5. D.________,
intimés.

Objet
Ordonnance de classement (escroquerie, concurrence déloyale), procédure pénale,
recours au Tribunal fédéral, qualité pour recourir,

Recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des
recours pénale, du 9 février 2015.

Considérant en fait et en droit :

1. 
Par arrêt du 9 février 2015, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal
vaudois a rejeté le recours de X.________ SA et Y.________ contre l'ordonnance
de classement rendue le 4 avril 2014 sur leurs plaintes contre D.________,
C.________, A.________ et B.________ pour escroquerie, concurrence déloyale
(LCD) et infractions à la loi fédérale sur le droit d'auteur et les droits
voisins (LDA). Les sociétés interjettent un recours en matière pénale au
Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal, dont elles réclament l'annulation en
concluant principalement au renvoi de la cause. Dans ce contexte, elles
requièrent l'octroi de l'effet suspensif au recours.

2.

2.1. Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a
participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à
recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur
le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions
celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être
déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement
des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41
ss CO.

3. Selon l'art. 42 al. 1 et 2 LTF, il incombe au recourant d'alléguer les faits
qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir. Lorsque le
recours est dirigé contre une décision de non-entrée en matière ou de
classement de l'action pénale, la partie plaignante n'a pas nécessairement déjà
pris des conclusions civiles. Quand bien même la partie plaignante aurait déjà
déclaré des conclusions civiles (cf. art. 119 al. 2 let. b CPP), il n'en reste
pas moins que le procureur qui refuse d'entrer en matière ou prononce un
classement n'a pas à statuer sur l'aspect civil (cf. art. 320 al. 3 CPP). Dans
tous les cas, il incombe par conséquent à la partie plaignante d'expliquer dans
son mémoire au Tribunal fédéral quelles prétentions civiles elle entend faire
valoir contre l'intimé. Comme il n'appartient pas à la partie plaignante de se
substituer au ministère public ou d'assouvir une soif de vengeance, la
jurisprudence entend se montrer restrictive et stricte, de sorte que le
Tribunal fédéral n'entre en matière que s'il ressort de façon suffisamment
précise de la motivation du recours que les conditions précitées sont
réalisées, à moins que l'on puisse le déduire directement et sans ambiguïté
compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée (ATF 141 IV 1
consid. 1.1 p. 4).

4. Les recourantes, qui observent que l'arrêt attaqué aura un impact sur le
jugement de leurs prétentions civiles (cf. recours p. 7 § 3), n'expliquent pas
en quoi consiste leur dommage, ni dans le principe ni dans la quotité de
celui-ci. Se prévalant d'escroquerie, de concurrence déloyale et d'infractions
à la LDA, il leur incombait de mentionner par rapport à chaque infraction en
quoi consiste ce dommage (cf. arrêt 6B_914/2013 du 27 février 2014 consid.
1.2), étant de surcroît rappelé qu'en matière d'infraction à la LCD, la
procédure pénale n'a pas pour vocation de déterminer l'étendue des obligations
contractuelles respectives des parties (cf. arrêt 1B_682/2012 du 16 novembre
2012 consid. 3.2). Le défaut d'explication suffisante sur les prétentions
civiles des recourantes exclut leur qualité pour recourir sur le fond de la
cause.

4.1. Pour le surplus, celles-ci ne font valoir aucune violation de leurs droits
procéduraux (cf. art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF; voir également ATF 141 IV 1
consid. 1.1 p. 4 et les références citées). En particulier, dans la mesure où
elles se plaignent qu'une partie des faits aurait été occultée par les
autorités cantonales, elles invoquent un grief irrecevable, faute de pouvoir
être séparé du fond.

4.2. Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable
selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a LTF.

5. 
Vu l'issue du litige, la requête d'effet suspensif est sans objet.

6. 
Les recourantes, qui succombent, devront supporter les frais judiciaires (art.
66 al. 1 LTF),

Par ces motifs, le Président prononce :

1. 
Le recours est irrecevable.

2. 
Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge des recourantes,
solidairement entre elles.

3. 
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton
de Vaud, Chambre des recours pénale.

Lausanne, le 5 mai 2015

Au nom de la Cour de droit pénal
du Tribunal fédéral suisse

Le Président : Denys

La Greffière : Gehring

Navigation

Neue Suche

ähnliche Leitentscheide suchen
ähnliche Urteile ab 2000 suchen

Drucken nach oben