Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 6B.364/2015
Zurück zum Index Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2015
Retour à l'indice Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2015


Wichtiger Hinweis:
Diese Website wird in älteren Versionen von Netscape ohne graphische Elemente
dargestellt. Die Funktionalität der Website ist aber trotzdem gewährleistet.
Wenn Sie diese Website regelmässig benutzen, empfehlen wir Ihnen, auf Ihrem
Computer einen aktuellen Browser zu installieren.
Zurück zur Einstiegsseite Drucken
                                                               Grössere Schrift

Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

[8frIR2ALAGK1]     
{T 0/2}
                   
6B_364/2015

Arrêt du 21 janvier 2016

Cour de droit pénal

Composition
MM. et Mme les Juges fédéraux Oberholzer,
Juge présidant, Jacquemoud-Rossari et Rüedi.
Greffier : M. Vallat.

Participants à la procédure
X.________, représenté par Me Blaise Fontannaz,
avocat,
recourant,

contre

Ministère public du canton du Valais, case postale 2305, 1950 Sion 2,
intimé.

Objet
Fixation de la peine (vol, brigandage, dommages à la propriété, violation de
domicile et contravention à la
LF sur les stupéfiants),

recours contre le jugement du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour
pénale II, du 12 mars 2015.

Faits :

A. 
Par jugement sur appel du 12 mars 2015, la Cour pénale II du Tribunal cantonal
valaisan a notamment reconnu X.________, jugé à côté de A.________ et
B.________, coupable de vol, de brigandage (art. 140 ch. 3 CP), de dommages à
la propriété, de violation de domicile et de contravention à la loi fédérale
sur les stupéfiants et l'a condamné à 26 mois de privation de liberté, sous
déduction de la détention avant jugement (du 1er avril au 25 mai 2012), avec
sursis partiel (pour 18 mois) et délai d'épreuve de 4 ans. Ce jugement se
prononce, en outre, sur différents séquestres, les prétentions civiles ainsi
que les frais, dépens et indemnités diverses.

En résumé, cette décision (à laquelle on renvoie pour le surplus) retient, en
fait, que le 2 février 2012, A.________ s'est rendu à Monthey dans l'intention
de dérober de l'argent à un chauffeur de taxi. Visage camouflé par un masque de
fantôme, portant une veste noire à capuche, un pantalon noir et équipé de gants
en laine ainsi que d'un pistolet à billes ayant l'apparence d'une véritable
arme à feu, il a braqué le canon de celui-ci en direction d'un chauffeur en lui
intimant vainement à plusieurs reprises de lui remettre son argent. Après avoir
hurlé le chauffeur s'est enfui.

Le 8 mars 2012, A.________, B.________ et X.________ se sont rendus à Monthey
avec l'intention " de faire un taxi ". Ils étaient équipés de masques (dont un
commandé sur internet), de spray au poivre et d'une matraque téléscopique
(achetés quelques jours auparavant en France dans ce but). X.________ a
commandé un taxi par téléphone. A l'arrivée de celui-ci, les trois comparses,
vêtus de noir, ont sprayé le visage du chauffeur avec du poivre, A.________ lui
intimant de donner son argent. Ensuite du refus du chauffeur, X.________ a
déplié sa matraque téléscopique et, après que le chauffeur eut remis une bourse
vide, A.________, qui lui avait demandé " la vraie bourse ", lui a asséné
quelques coups de la matraque après l'avoir ôtée des mains de X.________.
Celui-ci et A.________ se sont partagé 120 fr. ainsi obtenus.

Vraisemblablement durant la soirée du 19 mars 2012, les trois jeunes hommes se
sont rendus sur le site de l'entreprise C.________ SA à St-Maurice, dans
laquelle B.________ avait travaillé depuis 2008 en qualité d'apprenti.
A.________ et X.________ s'y sont introduits, masqués et gantés, au moyen d'un
pied de biche, dérobant deux téléphones portables, une enveloppe contenant de
l'argent ainsi que 4 clés. X.________ a admis avoir reçu 400 fr. de A.________
en partage.

Durant la deuxième quinzaine du mois de mars 2012, B.________ et A.________ se
sont introduits dans un chalet, forçant un volet avec un pied de biche. Ils ont
emporté des armes à feu (dont un colt 45 et un pistolet Beretta), et leurs
chargeurs, quelques bijoux, une console de jeu, un appareil photo et deux
couteaux à cran d'arrêt trouvés sur les lieux. Quelques jours plus tard, les
intéressés sont retournés avec X.________, emportant une caisse métallique
contenant de la munition ainsi qu'un fusil.

Vers la fin mars 2012, A.________ et B.________ se sont introduits par
effraction dans un chalet, emportant 75 fr. et un pistolet à lapin. Le même
jour, B.________ faisant le guet, A.________ est entré dans une scierie, en
ressortant bredouille.

Le 30 mars 2012, B.________, équipé du pistolet Beretta chargé, et A.________
s'en sont encore pris à un chauffeur de taxi, en utilisant le colt précité (non
chargé) ainsi qu'une matraque téléscopique, lui soustrayant son téléphone
mobile ainsi que quelque 180 francs.

B. 
Par écriture du 13 avril 2015, X.________ recourt en matière pénale au Tribunal
fédéral. Il conclut à la réforme du jugement entrepris en ce sens qu'il soit
mis au bénéfice d'un sursis complet, pendant un délai d'épreuve de 4 ans. Il
requiert, par ailleurs, le bénéfice de l'assistance judiciaire.

Considérant en droit :

1. 
Sous l'intitulé " rappel des faits ", le recourant indique que ceux décrits au
consid. 2.1 p. 10 n'étant pas contestés, la notion de bande ne pourrait être
retenue à son encontre " comme l'a relevé le Ministère public [...] lors de
l'audience du 17 février 2015 ".

Etant précisé que les faits décrits au ch. 2.1 de la décision querellée
(tentative de brigandage de A.________ du 2 février 2012) ne concernent pas
directement le recourant, il n'apparaît pas que la cour cantonale les aurait
qualifiés de brigandage en bande à son égard. Pour le surplus, le seul renvoi à
de précédents actes de procédure, de surcroît oraux d'une autre partie, ne
constitue pas une motivation suffisante au regard des exigences de l'art. 42
al. 2 LTF (cf. ATF 133 II 396 consid. 3.2 p. 399 s.). Ainsi articulé, ce grief
est irrecevable. On peut se limiter à renvoyer (art. 109 al. 3 LTF) aux
considérants 9.1.2, 9.2.2, 9.2.3, 10.1.2 et 10.2.2, dans lesquels la cour
cantonale a exposé de manière complète et non critiquable les conditions
auxquelles l'appartenance à une bande formée pour commettre des brigandages et
des vols peut être retenue et en quoi elles étaient réalisées en l'espèce
s'agissant du recourant.

2. 
Le recourant reproche principalement à la cour cantonale d'avoir méconnu le
principe d'individualisation de la peine soit, plus généralement, les règles
présidant à la fixation de celle-ci.

2.1. On renvoie sur les principes pertinents aux ATF 136 IV 55 et 134 IV 17
(consid. 2.1 et les références citées), en soulignant que, conformément à la
jurisprudence, eu égard aux nombreux paramètres qui interviennent dans la
fixation de la peine, une comparaison avec des affaires concernant d'autres
accusés et des faits différents est d'emblée délicate car il existe presque
toujours des différences entre les circonstances, objectives et subjectives,
que le juge doit prendre en considération dans chacun des cas (ATF 120 IV 136
consid. 3a p. 144; 116 IV 292). Il ne suffit pas que le recourant puisse citer
un ou deux cas où une peine particulièrement clémente a été fixée pour
prétendre à un droit à l'égalité de traitement (ATF 120 IV 136 consid. 3a p.
142 s. et les arrêts cités; cf. aussi ATF 135 IV 191 consid. 3.1 p. 193; 123 IV
49 consid. 2e p. 52 s.).

2.2. Sous le titre " antécédents judiciaires ", le recourant invoque que le
juge doit examiner dans quelle mesure et à quelles conditions les antécédents
peuvent mener à une augmentation de la sanction, sous peine de contrevenir à
l'interdiction de la double condamnation.

Bien que la cour cantonale ait cité les deux antécédents judiciaires du
recourant dans ses développements relatifs à la peine, soit plus précisément à
la suite des principaux éléments biographiques (jugement entrepris, consid.
14.2.3 p. 34), il n'apparaît pas qu'elle ait aggravé la sanction pour ce motif.
Non seulement aucune indication en ce sens ne figure dans les considérants de
la décision querellée, mais, de surcroît, la cour cantonale a relevé que la
peine minimale entrant en considération (cf. art. 140 ch. 3 CP) était de deux
ans et qu'aucune circonstance atténuante n'était réalisée, cependant qu'il
s'agissait de réprimer des infractions en concours (art. 49 CP). Cela étant, il
n'apparaît pas que la sanction de 26 mois de privation de liberté, qui se
justifie déjà en raison de la peine plancher et du concours d'infractions,
prenne spécifiquement en considération les antécédents du recourant en défaveur
de celui-ci.

2.3. Le recourant souligne ensuite que son comportement a été moins actif que
celui de ses deux comparses, ce que la cour cantonale n'a pas ignoré (jugement
entrepris, consid. 14.2.3 p. 34).

2.4. Il s'ensuit que les développements du recourant ne mettent en évidence
aucun élément que la cour cantonale aurait, à tort, ignoré en sa faveur ou pris
en considération en sa défaveur. Pour être complet, on peut encore relever que
la durée de la privation de liberté infligée au recourant n'excède que de deux
mois la limite légale permettant l'octroi du sursis complet (art. 42 al. 1 CP).
La cour cantonale n'a pas exclu le sursis partiel au seul motif que la peine
excédait 2 ans de privation de liberté. En relevant que de précédentes
condamnations (2010: 20 jours de privation de liberté avec sursis pendant deux
ans, notamment pour vol et violation de domicile; 2011: 60 jours-amende à 30
fr. le jour et 600 fr. d'amende principalement pour diverses infractions à la
LCR) n'avaient pas empêché le recourant de commettre les faits jugés en
l'espèce, elle a considéré que le prononcé d'une peine ferme exclusive ne
paraissait néanmoins pas nécessaire pour le détourner de la commission de
nouvelles infractions, compte tenu d'un risque de récidive non négligeable
(jugement entrepris, consid. 15.1 p. 36). On comprend ainsi qu'aux yeux de la
cour cantonale un pronostic favorable ne pouvait être posé que moyennant
l'exécution d'une partie de la peine. Or, le recourant ne discute d'aucune
manière cette appréciation, qui ne prête, de surcroît, pas le flanc à la
critique. Cela étant, un sursis complet n'entrant déjà pas en ligne de compte
en raison de ce pronostic, la cour cantonale n'avait pas de raison de
rechercher plus avant si une peine inférieure à la limite du sursis partiel
apparaissait encore soutenable (ATF 134 IV 17 consid. 3.5, p. 24).

L'argumentation développée par le recourant ne démontre, dès lors, ni abus ni
excès du large pouvoir d'appréciation dont disposait la cour cantonale.

2.5. Le recourant invoque encore une inégalité de traitement. Il se réfère à "
une décision de la 1ère Cour du Tribunal cantonal du Valais ainsi que [...]
plusieurs décisions du Tribunal fédéral ".

Ces vagues indications ne permettent pas de comprendre en quoi consistaient les
faits jugés dans ces différents cas et moins encore de les comparer à ceux de
l'espèce. Elles ne suffisent manifestement, elles non plus, pas à démontrer une
violation des principes régissant la fixation de la peine.

2.6. Au vu de ce qui précède, le sursis complet à l'octroi duquel conclut le
recourant pouvait être exclu sans que le droit fédéral soit violé, ce qui
conduit au rejet du recours, dans la mesure de sa recevabilité.

3. 
Le recourant succombe. Ses conclusions étaient dénuées de chances de succès.
L'assistance judiciaire doit être refusée (art. 64 al. 1 LTF). Le recourant
supporte les frais de la procédure, qui seront fixés en tenant compte de sa
situation économique (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF).

 Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :

1. 
Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable.

2. 
L'assistance judiciaire est refusée.

3. 
Les frais judiciaires, arrêtés à 1600 fr., sont mis à la charge du recourant.

4. 
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton
du Valais, Cour pénale II.

Lausanne, le 21 janvier 2016

Au nom de la Cour de droit pénal
du Tribunal fédéral suisse

Le Juge présidant : Oberholzer

Le Greffier : Vallat

Navigation

Neue Suche

ähnliche Leitentscheide suchen
ähnliche Urteile ab 2000 suchen

Drucken nach oben