Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 6B.485/2015
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Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

[8frIR2ALAGK1]     
{T 0/2}
                   
6B_485/2015

Arrêt du 2 juin 2015

Cour de droit pénal

Composition
M. le Juge fédéral Denys, Président.
Greffière : Mme Gehring.

Participants à la procédure
1. A.________ SA,
2. B.________ SA,
3. C.________ SA,
4. D.________,
tous les quatre représentés par Me Patrick Fontana, avocat,
recourants,

contre

1. Ministère public du canton du Valais, case postale 2305, 1950 Sion 2,
2. X.________,
intimés.

Objet
Ordonnance de classement (appropriation illégitime, escroquerie, extorsion,
contrainte, vol, gestion déloyale, diminution effective de l'actif au préjudice
des créanciers, abus de confiance, etc. ), qualité pour recourir au Tribunal
fédéral,

recours contre l'ordonnance du Tribunal cantonal du canton du Valais, Chambre
pénale, du 25 mars 2015.

Considérant en fait et en droit :

1. 
Par ordonnance du 25 mars 2015, la Chambre pénale du Tribunal cantonal valaisan
a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours formé par les
sociétés A.________ SA, B.________ SA, C.________ SA ainsi que par D.________
contre l'ordonnance de classement partiel rendue le 4 août 2014 sur leur
plainte contre X.________ pour appropriation illégitime, escroquerie,
extorsion, contrainte, vol, gestion déloyale, diminution effective de l'actif
au préjudice des créanciers, abus de confiance, etc. Les parties plaignantes
interjettent un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre
l'ordonnance cantonale, dont elles réclament l'annulation en concluant au
renvoi de la cause.

2.

2.1. Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a
participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à
recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur
le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions
celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être
déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement
des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41
ss CO.

 En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe à la partie recourante d'alléguer
les faits qu'elle considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir.
Lorsque le recours est dirigé contre une décision de non-entrée en matière ou
de classement de l'action pénale, la partie plaignante n'a pas nécessairement
déjà pris des conclusions civiles. Quand bien même la partie plaignante aurait
déjà déclaré des conclusions civiles (cf. art. 119 al. 2 let. b CPP), il n'en
reste pas moins que le procureur qui refuse d'entrer en matière ou prononce un
classement n'a pas à statuer sur l'aspect civil (cf. art. 320 al. 3 CPP). Dans
tous les cas, il incombe par conséquent à la partie plaignante d'expliquer dans
son mémoire au Tribunal fédéral quelles prétentions civiles elle entend faire
valoir contre l'intimé. En particulier, lorsque le recours émane de plusieurs
parties plaignantes qui procèdent ensemble, elles doivent chacune
individuellement exposer quel est leur dommage (cf. arrêt 6B_901/2013 du 10
avril 2014 consid. 1.3). En outre, si la partie plaignante invoque des
infractions distinctes, elle doit mentionner par rapport à chacune d'elles en
quoi consiste son dommage. Si le dommage n'est motivé qu'en ce qui concerne
l'une des infractions, le recours est irrecevable pour les autres infractions
(cf. arrêt 6B_914/2013 du 27 février 2014 consid. 1.2). Comme il n'appartient
pas à la partie plaignante de se substituer au Ministère public ou d'assouvir
une soif de vengeance, la jurisprudence entend se montrer restrictive et
stricte, de sorte que le Tribunal fédéral n'entre en matière que s'il ressort
de façon suffisamment précise de la motivation du recours que les conditions
précitées sont réalisées, à moins que l'on puisse le déduire directement et
sans ambiguïté compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée (ATF
141 IV 1 consid. 1.1 p. 4).

 En l'occurrence, les recourants n'exposent pas individuellement quel est leur
dommage respectif, ni dans le principe ni dans la quotité de celui-ci. Alors
qu'ils se prévalent de différents chefs d'infractions, ils ne précisent pas non
plus le dommage résultant de chacun d'entre eux. La seule énumération de
créances chiffrées liées à l'exploitation de l'établissement " Le A.________ "
n'établit pas en quoi consiste le dommage que chaque recourant déduit de chaque
infraction dénoncée. Le défaut d'explication suffisante sur les prétentions
civiles exclut leur qualité pour recourir sur le fond de la cause.

2.2. Pour le surplus, les recourants ne font valoir aucune violation de leurs
droits procéduraux (cf. art. 81 al. 1 let. a ch. 6 LTF; voir ATF 141 IV 1
consid. 1.1 p. 4). Dans la mesure où ils invoquent la violation de la maxime de
l'instruction, de l'adage " in dubio pro duriore " ainsi que du droit d'être
entendu à raison de la suite accordée à certaines de leurs réquisitions de
preuves, ils se prévalent de griefs irrecevables, faute d'être séparés du fond.

2.3. Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable
selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a LTF.

3. 
Les recourants, qui succombent, devront supporter les frais judiciaires (art.
66 al. 1 LTF),

Par ces motifs, le Président prononce :

1. 
Le recours est irrecevable.

2. 
Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge des recourants,
solidairement entre eux.

3. 
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton
du Valais, Chambre pénale.

Lausanne, le 2 juin 2015

Au nom de la Cour de droit pénal
du Tribunal fédéral suisse

Le Président : Denys

La Greffière : Gehring

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