Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 6B.584/2015
Zurück zum Index Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2015
Retour à l'indice Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2015


Wichtiger Hinweis:
Diese Website wird in älteren Versionen von Netscape ohne graphische Elemente
dargestellt. Die Funktionalität der Website ist aber trotzdem gewährleistet.
Wenn Sie diese Website regelmässig benutzen, empfehlen wir Ihnen, auf Ihrem
Computer einen aktuellen Browser zu installieren.
Zurück zur Einstiegsseite Drucken
                                                               Grössere Schrift

Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

[8frIR2ALAGK1]     
{T 0/2}
                   
6B_584/2015

Arrêt du 16 juillet 2015

Cour de droit pénal

Composition
M. le Juge fédéral Denys, Président.
Greffière : Mme Gehring.

Participants à la procédure
X.________,
recourante,

contre

Ministère public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens
VD,
intimé.

Objet
ordonnance de non-entrée en matière (abus de confiance, escroquerie, atteinte
astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, faux dans les titres, induction
de la justice en erreur ), procédure pénale, qualité pour recourir au Tribunal
fédéral, motivation du recours en matière pénale au Tribunal fédéral,

recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des
recours pénale, du 24 avril 2015 (PE15.000398).

Considérant en fait et en droit :

1. 
Par arrêt du 24 avril 2015, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal
du canton de Vaud a rejeté le recours de X.________ et confirmé l'ordonnance de
non-entrée en matière rendue le 26 janvier 2015 sur sa plainte contre l'Office
d'impôt du district de la Riviera - Pays d'Enhaut pour abus de confiance,
escroquerie, atteinte astucieuse aux intérêts pécuniaires d'autrui, faux dans
les titres, induction de la justice en erreur et "autres infractions pénales
déterminées par les autorités pénales". X.________ interjette un recours en
matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal.

2.

2.1. Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a
participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à
recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur
le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions
celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être
déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement
des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des art. 41
ss CO.

 En vertu de l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe à la partie recourante d'alléguer
les faits qu'elle considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir.
Lorsque le recours est dirigé contre une décision de non-entrée en matière ou
de classement de l'action pénale, la partie plaignante n'a pas nécessairement
déjà pris des conclusions civiles. Quand bien même la partie plaignante aurait
déjà déclaré des conclusions civiles (cf. art. 119 al. 2 let. b CPP), il n'en
reste pas moins que le procureur qui refuse d'entrer en matière ou prononce un
classement n'a pas à statuer sur l'aspect civil (cf. art. 320 al. 3 CPP). Dans
tous les cas, il incombe par conséquent à la partie plaignante d'expliquer dans
son mémoire au Tribunal fédéral quelles prétentions civiles elle entend faire
valoir contre l'intimé. Comme il n'appartient pas à la partie plaignante de se
substituer au Ministère public ou d'assouvir une soif de vengeance, la
jurisprudence entend se montrer restrictive et stricte, de sorte que le
Tribunal fédéral n'entre en matière que s'il ressort de façon suffisamment
précise de la motivation du recours que les conditions précitées sont
réalisées, à moins que l'on puisse le déduire directement et sans ambiguïté
compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée (ATF 141 IV 1
consid. 1.1 p. 4).

 Selon la loi du 12 novembre 2001 sur le personnel de l'Etat de Vaud (LPers; RS
/VD 172.31), la responsabilité des collaborateurs pour le dommage causé aux
tiers dans l'exercice de leurs tâches est réglée par la loi cantonale sur la
responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents ou par les
dispositions du droit fédéral (cf. art. 40 al. 1 LPers). La loi vaudoise du 16
mai 1961 sur la responsabilité de l'Etat, des communes et de leurs agents
(LRECA; RS/VD 170.11) prévoit que l'Etat et les corporations communales
répondent du dommage que leurs agents causent à des tiers d'une manière
illicite (art. 4 al. 1 LRECA). Sont des agents exerçant une fonction publique
communale au sens de cette loi, les membres des autorités, les fonctionnaires,
les employés et les autres agents des corporations communales (art. 3 al. 2
LRECA). L'agent n'est pas tenu personnellement envers le lésé de réparer le
dommage (art. 5 LRECA). Le canton de Vaud ayant ainsi fait usage de la faculté
réservée à l'art. 61 al. 1 CO, la recourante ne dispose que d'une prétention de
droit public à faire valoir contre l'État (cf. ATF 128 IV 188 consid. 2.2 p.
191; arrêt 6B_474/2013 du 23 août 2013 consid. 1.3 et les arrêts cités). Une
telle prétention ne peut être invoquée dans le procès pénal par voie d'adhésion
et ne constitue dès lors pas une prétention civile au sens de l'art. 81 LTF (
ATF 138 IV 86 consid. 3.1 p. 88; 128 IV 188 consid. 2 p. 190 ss). Sur le vu de
ce qui précède, la recourante ne dispose pas de prétentions civiles à raison
des actes incriminés, de sorte qu'elle n'a pas qualité pour recourir sur le
fond de la cause.

2.2. L'hypothèse visée à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF n'entre pas en
considération, la contestation ne portant pas sur le droit de porter plainte de
la recourante.

2.3. Indépendamment des conditions posées par l'art. 81 al. 1 LTF, le recourant
est habilité à se plaindre d'une violation de ses droits de partie équivalant à
un déni de justice formel, sans toutefois pouvoir faire valoir par ce biais,
même indirectement, des moyens qui ne peuvent être séparés du fond (cf. ATF 141
IV 1 consid. 1.1 p. 5). En tant que la recourante reproche aux autorités
cantonales de n'avoir pas traité sa plainte pénale et invoque un déni de
justice, elle soulève un grief irrecevable, faute d'être séparé du fond.

2.4. La recourante estime anormal qu'une victime se plaignant d'infractions
pénales commises par un service public doive payer des frais de justice. Ce
faisant, elle ne formule aucun grief recevable au regard des exigences de
motivation posées par l'art. 42 al. 2 LTF, respectivement 106 al. 2 LTF. Sa
critique est irrecevable.

2.5. Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable,
selon la procédure simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. a et b LTF.

3. 
La recourante, qui succombe, supportera les frais de justice (art. 66 al. 1
LTF), réduits afin de tenir compte de sa situation financière qui n'apparaît
pas favorable.

Par ces motifs, le Président prononce :

1. 
Le recours est irrecevable.

2. 
Les frais judiciaires, arrêtés à 500 francs, sont mis à la charge de la
recourante.

3. 
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton
de Vaud, Chambre des recours pénale.

Lausanne, le 16 juillet 2015

Au nom de la Cour de droit pénal
du Tribunal fédéral suisse

Le Président : Denys

La Greffière : Gehring

Navigation

Neue Suche

ähnliche Leitentscheide suchen
ähnliche Urteile ab 2000 suchen

Drucken nach oben