Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
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II. Öffentlich-rechtliche Abteilung, Beschwerde in Zivilsachen 2A.99/2007
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2A.99/2007/CFD/elo
{T 0/2}

Arrêt du 27 février 2007
IIe Cour de droit public

MM. les Juges Merkli, Président,
Wurzburger et Müller.
Greffière: Mme Charif Feller.

X. ________, recourant,

contre

Service de la population du canton de Vaud,
avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne,
Tribunal administratif du canton de Vaud,
avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne.

Refus de délivrer une autorisation de séjour,

recours de droit administratif contre l'arrêt du Tribunal administratif du
canton de Vaud du 19 décembre 2006.

Considérant:

Que X.________, ressortissant kosovar né le 9 janvier 1971, a déclaré
séjourner et travailler en Suisse depuis 1994,
que, par décision du 9 janvier 2006, le Service de la population du canton de
Vaud a refusé de lui délivrer une autorisation de séjour sous quelque forme
que ce soit, au motif notamment que son épouse et ses trois enfants
séjournaient au Kosovo,
que, par arrêt du 19 décembre 2006, le Tribunal administratif du canton de
Vaud a confirmé ladite décision du 9 janvier 2006,
qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, subsidiairement de
droit public, X.________ demande au Tribunal fédéral, en substance, d'annuler
l'arrêt du 19 décembre 2006 et de transmettre son dossier à l'Office fédéral
des migrations,
que le présent recours est manifestement irrecevable comme recours de droit
administratif en vertu de l'art. 100 al. 1 let. b ch. 3 OJ (ATF 131 II 339
consid. 1 p. 342),
qu'en effet, le recourant ne peut invoquer aucune disposition du droit
fédéral (y compris du droit constitutionnel fédéral), d'un traité
international (tels les Pactes ONU I et II) ou du droit constitutionnel
cantonal lui accordant le droit à une autorisation de séjour,
qu'en particulier, le recourant ne saurait déduire - au vu des conditions
restrictives de la jurisprudence (cf. au sujet de l'art. 8 CEDH; ATF 130 II
281 consid. 3 p. 285 ss) - de la durée de son séjour ainsi que de sa
prétendue intégration socioprofessionnelle un droit à une autorisation de
séjour, ce nonobstant l'existence d'éventuelles directives fédérales
(circulaires; cf. ATF 131 V 42 consid. 2.3 p. 45/46 et les références citées)
concernant la régularisation du séjour des étrangers,
que le droit à une autorisation de séjour ne peut pas non plus être déduit de
l'art. 13 let. f OLE (ATF 122 II 186 consid. 1 p. 187),
que, s'agissant de la question de l'assujettissement aux mesures de
limitation, la voie du recours de droit administratif n'est pas ouverte
contre les décisions cantonales refusant une autorisation de séjour à
laquelle l'étranger n'a pas de droit, quand bien même les autorités
cantonales de police des étrangers auraient examiné à titre préjudiciel
ladite question (ATF 126 II 335 consid. 1c/aa p. 338),
que les cantons n'ont du reste pas l'obligation de transmettre la requête
d'un étranger tendant à l'exemption aux mesures de limitation à l'autorité
fédérale compétente, lorsqu'ils n'entendent de toute façon pas lui délivrer
une autorisation de séjour, fût-elle hors contingent (cf. ATF 119 Ib 91
consid. 2c p. 96/97), si bien que le recourant ne peut rien tirer en sa
faveur de l'ATF 124 II 110 consid. 3 ni de l'arrêt 2A.10/2006 du 18 janvier
2006, auxquels il se réfère,
que, dans la mesure où le recours de droit administratif est irrecevable,
X.________ n'a pas non plus qualité pour former un recours de droit public
sur le fond au sens de l'art. 88 OJ, faute d'un droit à l'octroi d'une
autorisation de séjour, soit d'un intérêt juridiquement protégé (cf. ATF 126
I 81 consid. 3b p. 85 ss),
qu'en revanche, le recours de droit public peut être formé pour violation des
droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. ATF 114 Ia 307
consid. 3c p. 312 s.; 127 II 161 consid. 3b p. 167), à condition de ne pas
remettre en cause, même de façon indirecte, la décision sur le fond (ATF 129
I 217 consid. 1.4 p. 222),
que, dans la mesure où le recourant invoque la violation de son droit d'être
entendu en reprochant à la juridiction cantonale de ne pas avoir fait état de
certaines pièces démontrant la durée et la continuité de son séjour et de ne
pas avoir expressément motivé sa décision sur cette question, il entend en
réalité faire procéder à un examen au fond de l'arrêt entrepris, ce qui rend
son grief irrecevable,
que, partant, le présent recours est également irrecevable comme recours de
droit public,
que, manifestement irrecevable, il doit être traité selon la procédure
simplifiée de l'art. 36a OJ, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un
échanges d'écritures,
qu'avec ce prononcé, la demande d'effet suspensif devient sans objet,
que, succombant, le recourant doit supporter un émolument judiciaire (art.
156 al. 1 OJ ainsi que les art. 153 et 153a OJ),

Par ces motifs, vu l'art. 36a OJ, le Tribunal fédéral prononce:

1.
Le recours est irrecevable.

2.
Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge du recourant.

3.
Le présent arrêt est communiqué en copie au recourant, au Service de la
population et au Tribunal administratif du canton de Vaud ainsi qu'à l'Office
fédéral des migrations.

Lausanne, le 27 février 2007

Au nom de la IIe Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse

Le président:  La greffière: