Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

Strafrechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 6B.1089/2010
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Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

{T 0/2}
6B_1089/2010

Arrêt du 18 février 2011
Cour de droit pénal

Composition
M. le Juge Favre, Président.
Greffière: Mme Gehring.

Participants à la procédure
X.________,
recourant,

contre

Ministère public du canton du Valais, case postale 2282, 1950 Sion 2,
intimé.

Objet
Refus de donner suite (calomnie),

recours contre la décision du Tribunal cantonal
du canton du Valais, Juge de l'autorité de plainte,
du 24 novembre 2010 (P3 10 223).

Faits:

A.
Par décision du 29 octobre 2010, l'Office du Juge d'instruction du Valais
central a refusé de donner suite à la plainte pénale formée pour calomnie par
X.________ à l'encontre de Y.________.

B.
Le 24 novembre 2010 (P3 10 223), le Juge de l'autorité de plainte du Tribunal
cantonal valaisan a rejeté le recours déposé par le prénommé à l'encontre de la
décision du magistrat instructeur, pour le motif que le délai de plainte était
prescrit. En bref, la cour cantonale a retenu que les déclarations de
Y.________ étaient connues du plaignant le 25 mai 2010 au plus tard, date à
laquelle il avait fait opposition à une ordonnance pénale prononcée à son
encontre le 21 mai 2010. En déposant plainte pour calomnie le 28 octobre 2010,
il n'avait pas respecté le délai de trois mois prévu à l'art. 31 CP.

C.
Par écriture unique, X.________ recourt au Tribunal fédéral contre trois
décisions rendues par le Tribunal cantonal valaisan au nombre desquelles figure
celle précitée.

Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.

Considérant en droit:

1.
Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours
qui lui sont soumis (ATF 136 II 470 consid. 1 p. 472).

1.1 La décision attaquée a été rendue le 24 novembre 2010 et le recours contre
celle-ci déposé le 23 décembre 2010 devant le Tribunal fédéral. La qualité pour
recourir de l'intéressé s'examine par conséquent au regard de l'art. 81 LTF
selon la teneur de cette disposition en vigueur jusqu'au 31 décembre 2010
(NIKLAUS SCHMID, Übergangsrecht der schweizerischen Strafprozessordnung, Zurich
2010, p. 98, ch. 352).

1.2 Selon cette disposition, a qualité pour former un recours en matière pénale
(a) quiconque a pris part à la procédure devant l'autorité précédente ou a été
privé de la possibilité de le faire et (b) a un intérêt juridique à
l'annulation ou à la modification de la décision attaquée, soit en particulier
la victime, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de
ses prétentions civiles (ch. 5), ainsi que le plaignant, pour autant que la
contestation porte sur le droit de porter plainte (ch. 6).
1.2.1 S'agissant de délits contre l'honneur, il n'est envisageable d'admettre
la qualité de victime que si l'allégation litigieuse ou sa propagation a porté
une atteinte directe à l'intégrité psychique du lésé. La lésion doit être
importante, d'un point de vue objectif et non en fonction de la sensibilité
subjective de l'intéressé (cf. arrêt 6B_361/2009 du 18 mai 2009 et les
références). En l'occurrence, le recourant, qui ne se prévaut d'aucune atteinte
à son intégrité psychique, n'a pas le statut de victime au sens des art. 1 et
37 LAVI, ainsi que, anciennement, 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Dès lors, il n'a
pas qualité pour recourir au fond contre le refus des autorités de poursuite ou
de jugement d'exercer ou d'admettre l'action pénale. Il peut recourir
exclusivement pour faire valoir que ces autorités lui auraient dénié à tort le
droit de porter plainte ou qu'elles auraient violé un droit formel, entièrement
séparé du fond, que lui attribue la loi de procédure applicable (ATF 133 IV 228
et les références).
1.2.2 Le recourant, qui se plaint d'une violation de son droit de porter
plainte, fait valoir un droit formel le légitimant à recourir devant le
Tribunal fédéral. Il justifie le fait de n'avoir pas pu déposer plainte en
temps voulu pour le motif qu'il n'a eu connaissance de l'identité du témoin
querellé que le 21 mai 2010. Ce faisant, il contredit les constatations
cantonales sans démontrer en quoi celles-ci auraient été arbitrairement
établies. Il se borne à opposer sa propre appréciation du litige dans une
démarche appellatoire, laquelle est irrecevable faute de satisfaire ainsi aux
exigences de motivation accrues prévues à l'art. 106 al. 2 LTF (cf. ATF 133 IV
286 consid. 1.4 p. 287). Le recours doit être écarté en application de l'art.
108 al. 1 let. b LTF.

2.
Le recourant, qui succombe, supportera les frais de justice (art. 66 al. 1
LTF).

Par ces motifs, le Président prononce:

1.
Le recours est irrecevable.

2.
Les frais judiciaires, arrêtés à 400 fr., sont mis à la charge du recourant.

3.
Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton
du Valais, Juge de l'autorité de plainte.

Lausanne, le 18 février 2011

Au nom de la Cour de droit pénal
du Tribunal fédéral suisse
Le Président: La Greffière:

Favre Gehring