Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

I. Öffentlich-rechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 1B.665/2012
Zurück zum Index I. Öffentlich-rechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2012
Retour à l'indice I. Öffentlich-rechtliche Abteilung, Beschwerde in Strafsachen 2012



Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

{T 0/2}
1B_665/2012, 1B_666/2012

Arrêt du 16 novembre 2012
Ire Cour de droit public

Composition
M. le Juge fédéral Fonjallaz, Président.
Greffier: M. Kurz.

Participants à la procédure
X.________,
recourante,

contre

Ministère public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens
VD.

Objet
Procédure pénale; ordonnances de non-entrée en matière,

recours contre les arrêts du Tribunal cantonal
du canton de Vaud, Chambre des recours pénale,
des 6 et 10 septembre 2012.

Considérant en fait et en droit:

1.
Par ordonnance du 8 août 2012, le Ministère public de l'arrondissement du Nord
Vaudois a refusé d'entrer en matière sur une plainte pénale formée par
X.________ contre quatre avocats. Par arrêt du 6 septembre 2012, la Chambre des
recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé cette ordonnance,
considérant que l'infraction de "trahison" n'entrait pas en considération dans
ce contexte, et que les soupçons de corruption et de non-assistance devaient
être écartés. La prétendue mauvaise exécution des mandats d'avocats ne relevait
pas du droit pénal.
Par ordonnance du 14 août 2012, le Ministère public de l'arrondissement de
Lausanne a refusé d'entrer en matière sur une autre plainte pénale déposée par
X.________ contre trois autres avocats. Cette ordonnance a été confirmée par
arrêt du 10 septembre 2012 de la Chambre pénale, pour les mêmes motifs.

2.
Par lettre datée du 1er novembre 2012, X.________ déclare recourir contre les
deux arrêts cantonaux précités (ainsi que contre un troisième, relatif à un
changement d'avocat d'office, qui fait l'objet d'un dossier distinct). Elle se
réfère à de précédents courriers, restés sans réponse. Elle reprend ses
reproches à l'égard des avocats mis en cause, et requiert une entrevue avec
ceux-ci. Il n'a pas été demandé de réponse.

3.
La recourante s'en prend à deux arrêts distincts, ce qui a donné lieu à
l'ouverture de deux dossiers. Cela étant, les causes peuvent être jointes afin
qu'il soit statué par un même arrêt.

4.
Selon l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF, la partie plaignante est habilitée à
former un recours en matière pénale si la décision attaquée peut avoir des
effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles
prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en
conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils.

4.1 Selon l'art. 42 al. 1 LTF, il incombe notamment au recourant d'alléguer les
faits qu'il considère comme propres à fonder sa qualité pour recourir (cf. ATF
133 II 353 consid. 1 p. 356, 249 consid. 1.1 p. 251). Au stade du classement ou
de la non-entrée en matière, il n'est pas nécessaire que la partie plaignante
ait déjà pris des conclusions civiles (ATF 137 IV 246 consid. 1.3.1). En
revanche, elle doit expliquer dans son mémoire quelles sont ces prétentions et
en quoi la décision attaquée pourrait influencer négativement leur jugement, à
moins que, compte tenu notamment de la nature de l'infraction alléguée, l'on
puisse le déduire directement et sans ambiguïté (ATF 137 IV 219 consid. 2.4 p.
222 et les arrêts cités).

4.2 La recourante ne s'exprime nullement sur cette question. Elle n'indique pas
les prétentions civiles qu'elle pourrait élever contre les avocats mis en cause
et on ne voit pas en quoi le sort de ses plaintes serait susceptible d'influer
sur de telles prétentions. Elle ne démontre pas, par conséquent, que les
conditions posées à l'art. 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF seraient réunies, alors
même que cela n'a rien d'évident.

5.
Les recours doivent dès lors être déclarés irrecevables, selon la procédure
simplifiée prévue par l'art. 108 al. 1 let. b LTF. Vu les circonstances, il
sera renoncé à percevoir des frais (art. 66 al. 1, 2ème phrase, LTF).

Par ces motifs, le Président prononce:

1.
Les recours 1B_665/2012 et 1B_666/2012 sont irrecevables.

2.
Il n'est pas perçu de frais judiciaires.

3.
Le présent arrêt est communiqué à la recourante, au Ministère public central du
canton de Vaud et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours
pénale.

Lausanne, le 16 novembre 2012

Au nom de la Ire Cour de droit public
du Tribunal fédéral suisse

Le Président: Fonjallaz

Le Greffier: Kurz