Sammlung der Entscheidungen des Schweizerischen Bundesgerichts
Collection des arrêts du Tribunal fédéral suisse
Raccolta delle decisioni del Tribunale federale svizzero

II. Zivilrechtliche Abteilung, Beschwerde in Zivilsachen 5A.814/2012
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Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale
Tribunal federal

{T 0/2}
5A_814/2012

Arrêt du 8 mars 2013
IIe Cour de droit civil

Composition
MM. et Mme les Juges fédéraux von Werdt, Président,
Hohl et Herrmann.
Greffière: Mme Carlin.

Participants à la procédure
Mme A.X.________, représentée par
Me Mohamed Mardam Bey, avocat,
recourante,

contre

M. B.X.________, représenté par Me Tania Sanchez Walter, avocate,
intimé.

Objet
mesures protectrices de l'union conjugale,

recours contre l'arrêt de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de
Genève du 28 septembre 2012.

Faits:

A.
Mme A.X.________ (1970) et M. B.X.________ (1970), tous deux de nationalité
bolivienne, se sont mariés à La Paz (Bolivie), le 9 août 1998. Deux enfants
sont issus de cette union: C.________, né en 1999, et D.________, né en 2001.
L'époux est également le père d'un fils, E.Y.________, né d'une précédente
union, qui vivait avec sa mère en Colombie jusqu'à l'été 2012.
Les époux se sont installés à Genève en 2002 et vivent séparés depuis le mois
de décembre 2011.

B.
Le 13 février 2012, l'épouse a déposé une requête de mesures protectrices de
l'union conjugale devant le Tribunal de première instance du canton de Genève,
concluant à l'attribution de la garde des enfants sous réserve d'un large droit
de visite du père, à la jouissance du domicile conjugal et au versement par son
époux, dès le mois de janvier 2012, d'une contribution mensuelle de 8'607 fr.
pour l'entretien de la famille, allocations familiales non comprises.
L'époux a adhéré aux conclusions de la requête, à l'exception du montant de la
contribution d'entretien, offrant de verser 3'000 fr. par mois, allocations
familiales comprises, dès février 2012, ainsi que l'intégralité des montants
reçus de son employeur à titre de participation aux frais d'écolage des deux
enfants.
B.a Par jugement du 24 avril 2012, le Tribunal de première instance a notamment
attribué à l'épouse la garde des deux enfants, réservé à l'époux un large droit
de visite, à exercer d'entente entre les parties, mais au minimum un week-end
sur deux et la moitié des vacances scolaires, condamné l'époux à contribuer à
l'entretien de sa famille par le versement d'une pension mensuelle de 4'000 fr.
pour le mois de janvier 2012, puis de 6'900 fr., dès février 2012, et a
prononcé un avis au débiteur.
Le 10 mai 2012, l'épouse a formé appel de ce jugement, sollicitant
préalablement qu'il soit ordonné à son époux de produire toute pièce utile et
non caviardée attestant de ses ressources, de ses charges et de son patrimoine
et réclamant au fond que la contribution d'entretien soit fixée, allocations
familiales comprises, à 5'707 fr, pour le mois de janvier 2012, puis, dès
février 2012, à 8'607 fr. par mois.
Le même jour, l'époux a également déposé un appel, proposant pour sa part de
contribuer à l'entretien de sa famille à hauteur de 3'000 fr., allocations
familiales comprises, sous déduction de la somme de 9'258 fr. 40 déjà payée, et
de verser à l'école des enfants tout montant qu'il percevra de son employeur à
titre de participation à l'écolage.
Par courrier du 13 juin 2012, l'époux a informé la Chambre civile de la Cour de
justice du canton de Genève (ci-après: Cour de justice) que son employeur le
transférait au Guatemala dès le 1er août 2012 et que son salaire serait par
conséquent réévalué à la baisse en raison du niveau de vie plus modeste dans ce
pays.
Le 6 juillet 2012, les parties se sont déterminées sur leurs appels respectifs
en concluant au rejet de l'appel de l'autre, l'épouse amplifiant par ailleurs
ses conclusions préalables en requérant la production de la police
d'assurance-vie de son époux avec la liste des bénéficiaires et les avis de
débits de la pension alimentaire versée au fils aîné de celui-ci, l'époux
modifiant ses conclusions relatives à l'entretien de sa famille proposant de
verser 3'000 fr. par mois, dès février 2012, sous déduction de 15'000 fr. déjà
acquittés, puis de 700 fr. par mois, dès août 2012.
Au mois de septembre 2012, chaque époux s'est déterminé sur les preuves
administrées par l'autorité d'appel et sur les dernières écritures de la partie
adverse. L'épouse a notamment requis l'audition de l'ancienne employée de
maison et la production par son époux de l'avis de crédit d'un prêt de 144'000
fr., de l'affectation réelle de ces fonds et de sa police d'assurance-vie.
L'époux a modifié ses conclusions, sollicitant la déduction supplémentaire d'un
montant de 30'000 fr. des contributions d'entretien dues et la modification du
droit de visite en ce sens qu'il est exercé la moitié des vacances scolaires et
à raison d'un entretien téléphonique par semaine, à charge pour son épouse de
lui transmettre un numéro de téléphone à cet effet et de respecter ce droit de
visite, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP.
B.b Statuant par arrêt du 28 septembre 2012, notifié aux parties le 3 octobre
2012, la Cour de justice a joint les appels et réformé le jugement du 24 avril
2012. L'autorité précédente a modifié le droit de visite de l'époux sur les
deux enfants, ce droit s'exerçant d'entente entre les parties, mais au minimum
à raison d'un entretien téléphonique par semaine et durant la moitié des
vacances scolaires, ordonné à l'épouse, sous la menace de la peine prévue à
l'art. 292 CP, de transmettre à l'époux un numéro de téléphone au moyen duquel
celui-ci peut exercer son droit de visite et de respecter le droit aux
relations personnelles instauré, condamné l'époux à contribuer à l'entretien de
sa famille à hauteur de 37'582 fr. pour la période du 1er janvier au 31 juillet
2012, puis de 2'650 fr. par mois, allocations familiales comprises, dès le 1er
août 2012, et donné acte à l'époux de son engagement de verser en faveur de
l'école des enfants le montant qu'il percevra de son employeur à titre de
participation aux frais d'écolage.

C.
Par acte du 5 novembre 2012, Mme A.X.________ interjette un recours en matière
civile au Tribunal fédéral. Elle conclut principalement à la réforme de l'arrêt
entrepris en ce sens que la contribution d'entretien de la famille due par
l'époux est fixée à 19'481 fr. 55 pour la période du 1er janvier au 31 juillet
2012, puis à 6'000 fr. par mois, allocations familiales comprises, dès le 1er
août 2012 et à l'annulation de la modification du droit de visite et de
l'injonction à elle faite de transmettre à son époux un numéro de téléphone. A
titre subsidiaire, la recourante conclut au renvoi de la cause à l'autorité
précédente pour instruction complémentaire.
Des observations n'ont pas été requises.

Considérant en droit:

1.
Le présent recours a été déposé en temps utile (art. 100 al. 1 LTF) ainsi que
dans la forme légale (art. 42 LTF), contre une décision finale (art. 90 LTF;
ATF 133 III 393 consid. 4 p. 395 s.) rendue sur recours par une autorité
supérieure statuant en dernière instance cantonale (art. 75 al. 1 et 2 LTF),
dans une affaire matrimoniale (art. 72 al. 1 LTF). Le litige porte sur le droit
de visite et sur le montant de la contribution d'entretien en faveur de la
famille; la cause est ainsi non pécuniaire dans son ensemble (arrêts 5A_483/
2011 du 31 octobre 2011 consid. 1.1; 5A_220/2009 du 30 juin 2009 consid. 1). La
recourante a en outre pris part à la procédure devant l'autorité précédente
(art. 76 al. 1 let. a LTF) et, ayant succombé dans ses conclusions, a un
intérêt à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (art. 76
al. 1 let. b LTF). Le recours en matière civile est en principe recevable au
regard des dispositions qui précèdent.

2.
2.1 Dès lors que la décision attaquée porte sur le prononcé de mesures
protectrices de l'union conjugale (art. 172 à 179 CC), lesquelles sont
considérées comme des mesures provisionnelles au sens de l'art. 98 LTF (ATF 133
III 393 consid. 5 p. 396), le Tribunal fédéral dispose d'un pouvoir d'examen
limité, seule la violation des droits constitutionnels pouvant être invoquée.
Le Tribunal fédéral n'examine en outre les griefs de violation de droits
constitutionnels que s'ils ont été invoqués et motivés conformément au principe
d'allégation ("Rügeprinzip", art. 106 al. 2 LTF), à savoir expressément
soulevés et exposés de manière claire et détaillée (ATF 133 IV 286 consid. 1.4
p. 287). Le recourant qui se plaint de la violation d'un droit fondamental ne
peut donc se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en
instance d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne
peut, en particulier, se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité
cantonale, mais doit démontrer ses allégations par une argumentation précise (
ATF 134 II 349 consid. 3 p. 351 s.; 133 II 396 consid. 3.2 p. 400; arrêt 5A_99/
2011 du 22 septembre 2011 consid. 2.1).

2.2 Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité
précédente (art. 105 al. 1 LTF) et se montre réservé en ce qui concerne
l'appréciation des preuves et la constatation des faits, vu le large pouvoir
qu'il reconnaît en la matière à l'autorité cantonale (ATF 120 Ia 31 consid. 4b
p. 40; 118 Ia 28 consid. 1b p. 30 ss). Cette retenue est d'autant plus grande
lorsque le juge n'examine la cause que d'une manière sommaire et provisoire (
ATF 130 III 321 consid. 3.3 p. 325). Ainsi en va-t-il dans le domaine des
mesures protectrices de l'union conjugale, qui sont ordonnées à la suite d'une
procédure sommaire, avec administration restreinte des moyens de preuve et
limitation du degré de la preuve à la simple vraisemblance (ATF 127 III 474
consid. 2b/bb p. 478; sous l'empire du CPC: arrêts 5A_385/2012 du 21 septembre
2012 consid. 2.3; 5A_661/2011 du 10 février 2012 consid. 2.3).
Dans le cadre d'un recours soumis à l'art. 98 LTF, le recourant qui entend
invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte ne
peut obtenir la rectification ou le complètement des constatations de fait de
l'arrêt cantonal que s'il démontre la violation de droits constitutionnels,
conformément au principe d'allégation susmentionné (cf. supra consid. 2.1); les
art. 95, 97 et 105 al. 2 LTF ne s'appliquent pas directement (ATF 133 III 393
consid. 7.1 p. 398; 133 III 585 consid. 4.1 p. 588 s.). Toutefois,
l'application de l'art. 9 Cst. aboutit pratiquement au même résultat: le
Tribunal fédéral ne corrige les constatations de fait que si elles sont
arbitraires (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2 p. 252; arrêts 5A_528/2011 du 26
janvier 2012 consid. 2.1; 5A_475/2011 du 12 décembre 2011 consid. 2.2; 5A_361/
2011 du 7 décembre 2011 consid. 2.2) et n'intervient s'agissant de
l'appréciation des preuves que si le juge du fait n'a manifestement pas compris
le sens et la portée d'un moyen de preuve, a omis sans motifs objectifs de
tenir compte de preuves pertinentes ou a opéré, sur la base des éléments
recueillis, des déductions insoutenables (ATF 129 I 8 consid. 2.1 p. 9); encore
faut-il que la correction du vice soit susceptible d'influer sur le sort de la
cause. Le recourant ne peut donc pas se borner à contredire les constatations
litigieuses par ses propres allégations ou par l'exposé de sa propre
appréciation des preuves; il doit indiquer de façon précise en quoi ces
constatations sont contraires au droit ou entachées d'une erreur indiscutable,
c'est-à-dire arbitraire au sens de l'art. 9 Cst. (ATF 133 II 249 consid. 1.2.2
p. 252). Une critique des faits qui ne satisfait pas à cette exigence est
irrecevable (cf. supra consid. 2.1; art. 106 al. 2 Cst.; ATF 133 II 249 consid.
1.4.3 p. 254; ATF 130 I 258 consid. 1.3 p. 261 s.).

3.
Le recours a pour objet le montant de la contribution d'entretien et les
modalités d'exercice du droit de visite, prononcés dans le cadre de mesures
protectrices de l'union conjugale.

3.1 S'agissant de la situation professionnelle et financière des parties, la
Cour de justice a constaté que l'époux est fonctionnaire auprès des Nations
Unies; jusque-là en poste à Genève, il a été transféré au Guatemala dès le 1er
août 2012, où il vit désormais avec son fils aîné né d'une précédente union.
Entre janvier et juillet 2012, l'époux a réalisé un salaire mensuel moyen net
de 8'466 fr., comprenant le salaire de base (7'826,58 USD), des indemnités de
résidence et pour les charges de famille, sous déduction de 1'936 fr., puis de
2'322 fr. dès avril 2012 à titre de remboursement d'un prêt pour un logement de
144'000 fr. accordé en avril 2009 par son employeur, et de 84 USD de cotisation
d'assurance-vie et de primes d'assurance maladie pour la famille. Depuis le 1er
août 2012, le salaire net de l'époux se monte à 5'125 fr., comprenant les mêmes
indemnités et déductions que précédemment, mais adaptées à la nouvelle
situation. Il ressort de l'arrêt entrepris que l'épouse conteste être
bénéficiaire de l'assurance-vie de son mari, ainsi que l'affectation du prêt
aux fins d'acquérir un logement. L'autorité précédente a en outre relevé que
l'époux reçoit de son employeur le remboursement d'une partie de l'écolage de
ses enfants. Quant aux charges du mari, la cour d'appel a retenu que, après la
séparation, celui-ci avait été logé chez des amis à Genève et qu'il louait,
depuis août 2012, un appartement au Guatemala pour 1'050 fr. par mois. Les
autres charges de l'époux consistent en la rémunération de son employée de
maison à hauteur de 530 fr. par mois, la mensualité pour le paiement de son
véhicule et un montant de 600 fr. pour l'entretien de son fils aîné.
Concernant l'épouse, la cour d'appel a retenu qu'elle a une formation
d'architecte, mais n'a jamais travaillé dans ce domaine en Suisse. Les juges
cantonaux ont retenu que l'épouse avait été employée dans un service clientèle
de 2002 à 2005, puis qu'elle a bénéficié d'indemnités de chômage durant 2 ans,
avant de retrouver en 2007 un emploi dans le secteur bancaire à plein temps.
Actuellement, l'épouse a un emploi de durée déterminée jusqu'à fin février
2013, percevant un salaire mensuel net de 5'483 fr. 35, impôt à la source de
1'107 fr. déduit. La Cour de justice a relevé qu'elle perçoit également un
bonus brut de 10'000 fr. Les charges mensuelles de l'épouse, comprenant
notamment le salaire mensuel d'une domestique privée, se montent à 10'422 fr.

3.2 En droit, l'autorité précédente a refusé de donner suite aux conclusions
préalables de l'épouse tendant à l'audition de l'ancienne employée de maison,
ainsi qu'à la production de pièces relatives au prêt de 144'000 fr. et à
l'assurance-vie de son mari, considérant qu'elle disposait de "suffisamment
d'éléments", que les "mesures d'instruction sollicitées ne paraiss[ai]ent pas
compatibles avec les impératifs de célérité de la procédure sommaire" et qu'au
vu de la situation financière des parties, la question de leur fortune
respective pouvait demeurer ouverte.
S'agissant du droit de visite, les juges cantonaux ont considéré que le départ
du mari au Guatemala justifiait la modification des relations personnelles
fixées à raison d'au moins un week-end sur deux, ce droit de visite n'étant
plus possible, en le remplaçant par un entretien téléphonique par semaine au
minimum afin de maintenir un contact régulier et en confirmant pour le surplus
le droit aux relations personnelles prévu la moitié des vacances scolaires.
L'exercice du droit de visite paraissant litigieux, l'autorité précédente a
ordonné à l'épouse, sous la menace de la peine prévue à l'art. 292 CP, de
transmettre à son mari un numéro de téléphone pour atteindre les enfants.
Concernant le montant de la contribution d'entretien, la cour cantonale a
retenu que l'époux réalisait un salaire net de 8'550 fr. par mois jusqu'au 31
juillet 2012, puis de 5'210 fr. dès le 1er août 2012, n'a pas tenu compte ni de
la déduction de 84 USD à titre de cotisation pour son assurance-vie, estimant
que la qualité de bénéficiaire de l'épouse n'avait pas été rendue
vraisemblable, ni de la participation de son employeur aux frais d'écolage,
mais a pris en compte la déduction des intérêts du prêt de 144'000 fr. A ce
sujet, la cour cantonale a relevé que l'épouse contestait que le montant du
prêt ait servi à l'acquisition par le couple d'un appartement à La Paz (...),
mais a constaté qu'il ressortait des pièces bancaires produites par celle-ci
que le mari avait versé sur un compte au nom de l'épouse la somme de 29'628 fr.
40 (...) en novembre 2009 et un montant de 24'100 fr. avec la mention "Pago
Terreno La Paz" le 1er décembre 2010 sur un autre compte de l'épouse (...). La
cour cantonale a donc estimé que, à ce stade de la procédure, il importait peu
de savoir si un appartement avait été acheté par les parties et si le prêt
avait effectivement été affecté à cette fin, dès lors qu'il ressortait des
pièces produites que les époux avaient ce projet commun d'acquisition et que le
prêt entrait dans ce cadre. L'autorité précédente a donc retenu que les charges
de l'époux se montaient à 1'550 fr. jusqu'au 31 juillet 2012, puis, depuis le
1er août 2012, à 2'560 fr. par mois, ce montant ne comprenant pas les frais
d'acquisition de son véhicule au Guatemala. La cour cantonale a fixé le solde
mensuel disponible de l'époux à 7'000 fr. jusqu'au 31 juillet 2012 et à 2'650
depuis lors. Constatant que l'épouse devait supporter un déficit mensuel de
l'ordre de 4'425 fr. (revenu: 6'000 fr. - charges: 10'422 fr. = 4'422 fr.), la
cour d'appel a fixé le montant de la contribution d'entretien mensuelle en
faveur de la famille à la couverture du déficit de l'épouse et 2/3 du solde
disponible, à savoir 6'300 fr. (déficit: 4'425 fr. + 2/3 de 2'830 fr.) pour la
période du 1er janvier au 31 juillet 2012 et à l'entier du solde disponible de
l'époux, 2'650 fr., dès le 1er août 2012.

4.
La recourante fait grief à l'autorité précédente d'avoir violé son droit d'être
entendue (art. 29 al. 2 Cst.) et son droit à la preuve (art. 8 CC et 152 al. 1
CPC), en niant, d'une part, son "droit d'appeler à la barre l'employée de
maison de son époux" pour que celle-ci atteste que les sommes figurant dans le
courrier bancaire produit par l'époux sont en réalité les économies de
l'employée, et en refusant, d'autre part, sa requête tendant à la production
des justificatifs bancaires relatifs à l'affectation de l'emprunt litigieux de
144'000 fr. La recourante affirme que l'établissement de la destination
effective de l'emprunt s'inscrit "dans le cadre obligatoire des débats imposé
par la maxime inquisitoire" et relève que la cour cantonale a par ailleurs
procédé de la sorte en ce qui concerne la non-prise en considération de la
prime d'assurance-vie dont les bénéficiaires n'ont pu être établis. Elle relève
encore que le principe de célérité invoqué par l'autorité précédente ne lui
était pas opposable, dès lors qu'elle a formulé sa demande dans son acte
d'appel déjà et qu'elle l'a renouvelée en cours d'instance.

4.1 L'art. 8 CC comprend, entre autres garanties, le droit à la preuve; le juge
enfreint cette disposition lorsqu'il refuse d'administrer une preuve
régulièrement offerte et portant sur un fait pertinent pour l'appréciation
juridique de la cause (parmi plusieurs: ATF 133 III 189 consid. 5.2.2 et 295
consid. 7.1). Quand le droit à la preuve est invoqué en relation avec un droit
subjectif privé découlant d'une norme de droit matériel fédéral, le recourant
doit donc, en principe, se plaindre d'une violation de l'art. 8 CC, et non de
celle de son droit d'être entendu au sens de l'art. 29 al. 2 Cst. (arrêt 5A_783
/2010 du 8 avril 2011 consid. 6.1 et la jurisprudence citée). Une exception
s'impose toutefois lorsque, comme ici (cf. supra consid. 2.1), seule peut être
dénoncée une violation des droits constitutionnels (art. 98 LTF). C'est dès
lors l'art. 29 al. 2 Cst. qui est applicable, lequel confère en particulier le
droit de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur la
décision à rendre, de participer à l'administration des preuves valablement
offertes, à moins que le fait à prouver ne soit dépourvu de pertinence et pour
autant que les moyens de preuve n'apparaissent pas d'emblée inaptes à élucider
les faits litigieux (ATF 135 I 279 consid. 2.3 p. 282; 133 I 270 consid. 3.1 p.
277; 132 V 368 consid. 3.1 p. 370 s. et les références). Ce droit ne s'oppose
toutefois pas à ce que l'autorité mette un terme à l'instruction lorsque les
preuves administrées lui ont permis de forger sa conviction. Si le juge
cantonal a refusé une mesure probatoire en procédant à une appréciation
anticipée des preuves, il appartient au recourant qui entend la contester de
soulever un grief détaillé à cet égard (art. 106 al. 2 LTF; ATF 131 I 153
consid. 3 p. 157; 130 II 425 consid. 2.1 p. 428; 125 I 417 consid. 7b p. 430;
115 Ia 8 consid. 3a p. 11/12 et 97 consid. 5b p. 101).

4.2 En l'occurrence, les griefs de violation du droit d'être entendu et du
droit à la preuve en relation avec le refus d'auditionner l'employée de maison
et d'ordonner la production de pièces bancaires tombent à faux. Il ressort de
l'arrêt entrepris que les juges précédents ont estimé disposer de suffisamment
d'éléments pour tenir pour vraisemblable que le prêt de 144'000 fr. a été
souscrit d'entente entre les parties, sans qu'il importe de savoir si le projet
d'acquisition immobilière s'est finalement concrétisé ou non (cf. supra consid.
3.2 ab initio). Il apparaît donc que l'autorité cantonale a procédé à une
appréciation des éléments dont elle disposait déjà - une appréciation anticipée
des preuves -, ce que la recourante admet au demeurant, mais qu'elle considère
comme "contraire à la Constitution", autrement dit, comme arbitraire. La
recourante soulève d'ailleurs le grief d'arbitraire (art. 9 Cst.) dans
l'établissement des faits et dans l'appréciation des preuves plus loin dans son
recours, en sorte que ce reproche doit être examiné sous cet angle (cf. infra
consid. 6), non au regard du droit d'être entendu (art. 29 al. 2 Cst.) et du
droit à la preuve (art. 8 CC).

5.
La recourante reproche à la Cour de justice d'avoir versé dans l'arbitraire
(art. 9 Cst.) dans l'application du droit fédéral. Elle expose que l'autorité
précédente a arbitrairement appliqué, d'une part, l'art. 170 al. 1 et 2 CC en
ce qui concerne le droit aux renseignements de chacun des époux et, d'autre
part, l'art. 160 al. 1 CPC relatif à l'obligation des parties de collaborer à
l'administration des preuves. Se référant aux pièces qu'elle a requises en main
de son époux concernant sa situation financière et dont la réquisition n'a pas
été ordonnée, la recourante soutient que les juges cantonaux ont autorisé
l'époux à "poursuivre sa politique d'obstruction délibérée sans le sanctionner
sur le plan procédural". Elle expose que l'autorité précédente devait instruire
l'appel selon la maxime inquisitoire et non se satisfaire des allégations des
parties; ce faisant, la Cour de justice a, selon elle, arbitrairement appliqué
les dispositions précitées.

5.1 La maxime inquisitoire ne dispense pas les parties de collaborer de manière
active à la procédure en renseignant le juge sur les faits de la cause et en
lui indiquant en temps utile leurs moyens de preuve (ATF 128 III 411 consid.
3.2.1 p. 412 ss). Dans le cadre d'une procédure sommaire, comme en l'espèce
(art. 248 let. d CPC; cf. supra consid. 2.2), l'art. 255 let. a CPC, prévoit
que le tribunal doit établir d'office les faits. Il a donc le devoir
d'éclaircir les faits et de prendre en considération tous les faits d'office,
mais cela ne dispense pas les parties de collaborer activement à la procédure.
Le tribunal doit simplement interpeller les parties et leur signaler qu'elles
doivent coopérer à la constatation des faits ainsi qu'à l'administration des
preuves. Il peut leur fixer des délais à cet effet. Il doit s'assurer que leurs
allégations et leurs offres de preuves sont complètes s'il a des motifs
objectifs d'éprouver des doutes à cet égard (arrêt 5A_953/2012 du 30 janvier
2013 consid. 4.2). Lorsque, contrairement à ce qu'on serait en droit d'attendre
d'elle, une partie refuse de collaborer à l'administration des preuves,
celle-ci peut être close. Le juge se prononce donc sur le résultat de la
collaboration d'un époux dans le cadre de l'appréciation des preuves
disponibles. Le recourant qui entend s'en prendre à cette appréciation des
preuves doit ainsi invoquer l'art. 9 Cst. et en démontrer le caractère
arbitraire (arrêts 5A_562/2011 du 21 février 2012 consid. 7.6.1; 5A_783/2010 du
8 avril 2011 consid. 6.1).

5.2 Il découle de ce qui précède que la critique de la recourante relève -
comme précédemment (consid. 4) - de l'appréciation des preuves, laquelle sera
examinée ci-après (cf. infra consid. 6), non de l'application de normes de
droit matériel ou de procédure. Le grief d'application arbitraire (art. 9 Cst.)
des art. 170 CC et 160 al. 1 CPC est en définitive mal fondé.

6.
La recourante affirme que la cour cantonale a versé dans l'arbitraire (art. 9
Cst.) dans l'établissement des faits et l'appréciation des preuves, à trois
égards, à savoir en ce qui concerne la diminution volontaire du revenu de son
mari, le comportement de son époux et la prise en considération du prêt
litigieux de 144'000 fr.

6.1 En premier lieu, elle considère avoir prouvé - au moyen des pièces qui ont
arbitrairement été appréciées par la cour cantonale - que l'affectation
professionnelle de son époux en Amérique latine fait suite à son initiative
personnelle et poursuit un objectif chicanier, partant que la diminution du
revenu de son mari doit être considéré comme volontaire. Elle assimile cette
baisse de salaire, à titre de "preuve concluante", au comportement qui a été
reproché à son époux dans l'ordonnance pénale rendue le 22 août 2012 en raison
du défaut de paiement des contributions d'entretien. Elle estime en outre que
le blocage des avoirs bancaires de son époux et du compte de prévoyance
professionnelle de celui-ci, à hauteur de la moitié, prononcé par ordonnance du
26 juillet 2012 par l'autorité précédente à la suite du dépôt de plainte de
l'épouse contre son mari, subodore l'existence d'une volonté du débirentier
d'entraver le recouvrement de la créance d'aliments et de nuire à son épouse.
Dans un deuxième temps, la recourante invite la cour de céans à compléter
l'état de faits, soutenant avoir "exposé de manière détaillée, pièces
justificatives à l'appui, un faisceau déterminant de preuves formelles
supplémentaires illustrant de manière univoque et incontestable la réalité du
plan d'insolvabilité mis en route en toute mauvaise foi par son époux". Elle
requiert qu'il soit retenu que son époux a systématiquement refusé de la
renseigner sur l'état de ses ressources, de son patrimoine et de ses charges;
que l'autorité précédente a permis à l'époux de remplacer le courrier bancaire
caviardé par des relevés lacunaires (a); que celui-ci a persuadé son employeur
de ne pas donner suite à la saisie de son salaire, en promettant de manière
mensongère d'éteindre sa dette d'aliments (b); que son mari a délibérément
menti à la police et aux autorités pénales en réitérant son engagement de
respecter le jugement de mesures protectrices de l'union conjugale (c); que
celui-ci s'est installé sans préavis à l'étranger et a tenté de contraindre son
épouse, les enfants et la nourrice de retourner en Bolivie où il bénéficierait
d'un "tarif bien plus avantageux pour son abandon de famille" (d); et que
l'époux a vidé son compte bancaire dès son départ du domicile familial dans le
but de dissimuler son épargne et éviter toute saisie (e). Elle relève que
l'autorité cantonale a arbitrairement laissé ouverte la question de la fortune
et omis de prendre en considération la "fuite de capitaux" de son époux à
hauteur de 90'000 fr., s'agissant d'un élément décisif pour arrêter la capacité
contributive du débirentier.
La recourante soutient, dans un troisième temps, qu'aucun titre attestant de
l'usage réel du prêt de 144'000 fr. n'a été produit par le mari et que la cour
cantonale a ainsi arbitrairement affirmé, au mépris de la maxime inquisitoire,
que la destination du prêt était insignifiante, avant de renoncer à procéder à
une "appréciation sérieuse des preuves disponibles". Elle considère que
l'autorité précédente a versé dans l'arbitraire en écartant les pièces du
dossier démontrant que le prêt n'a pas servi au financement d'un projet
immobilier en Bolivie, ce qui prouverait, selon elle, que son mari a utilisé
l'argent du prêt à des fins exclusivement personnelles.

6.2 Alors que l'autorité cantonale a jugé qu'aucun élément ne lui permettait de
retenir que le transfert professionnel du mari aurait été dicté par des motifs
chicaniers et qu'il ne saurait être reproché à un fonctionnaire international
d'avoir sollicité son déplacement, quand bien même cela aurait un impact sur sa
situation financière, la recourante assimile la condamnation pénale et le
blocage des comptes bancaires de son mari, au départ de celui-ci à l'étranger
pour justifier son opinion selon laquelle l'époux tente d'échapper à ses
obligations alimentaires. S'agissant de l'affectation du prêt de 144'000 fr.,
la recourante soutient qu'à défaut de preuves sur l'usage de ce montant, il
sied de retenir que son mari l'a employé pour ses propres besoins, ignorant que
l'autorité précédente a listé et examiné toutes les pièces produites par les
parties en relation avec cet emprunt, singulièrement les documents bancaires
attestant du versement à l'épouse des sommes de 29'628 fr. 40 et 24'100 fr. au
motif d'une acquisition immobilière à La Paz, avant de retenir que "les époux
avaient, déjà en 2008, un projet commun d'acquisition immobilière à La Paz et
que le prêt litigieux entrait vraisemblablement dans ce cadre". Tant en ce qui
concerne la délocalisation professionnelle de l'époux, que l'affectation du
prêt litigieux, la recourante se limite donc à substituer sa propre
appréciation de la cause à celle de l'autorité cantonale, sans tenir compte du
raisonnement développé par celle-ci - en particulier en omettant de prendre en
considération l'activité professionnelle de son époux qui est un fonctionnaire
international d'origine bolivienne, et de revenir sur les versements bancaires
en sa faveur à hauteur de 53'728 fr. 40, ainsi que sur les motifs de ces
virements et l'éventuel usage de ces montants - mais en le critiquant dès lors
qu'il s'écarte du sien.
Quoi qu'il en soit, s'agissant de la capacité contributive de l'époux, il
ressort de l'arrêt attaqué que celui-ci demeure à la même fonction en qualité
de salarié auprès du même employeur et que le transfert professionnel
n'implique pas une diminution du salaire de base, mais une légère augmentation,
la réduction des revenus du mari étant imputable à l'indemnité de résidence
plus basse pour le Guatemala que pour Genève. En outre, le déplacement
professionnel du mari en Amérique du Sud coïncide avec un retour dans sa région
d'origine; les parties, de nationalité bolivienne, se sont mariées à La Paz et
l'époux vit désormais avec son fils né d'une précédente union lequel vivait
jusque-là en Colombie. Au vu de ce qui précède, l'autorité précédente n'a pas
versé dans l'arbitraire en retenant que "aucun élément ne lui permettait de
retenir que le transfert professionnel du mari aurait été dicté par des motifs
chicaniers".
En ce qui concerne le complétement de l'état de fait au sujet du comportement
adopté par l'époux, hormis la prétendue "fuite de capitaux" (cf. supra consid.
6.1 let. e) pour laquelle la recourante indique qu'il s'agit d'un élément de la
fortune de l'époux dont il faudrait tenir compte pour déterminer le montant de
la contribution, la recourante n'indique pas, même succinctement, en quoi ces
constatations seraient pertinentes sur l'issue du litige. De surcroît, la
recourante se fonde essentiellement sur ses propres écritures déposées en
instance d'appel (let. a, b, d et e); or, de simples allégations de partie -
fussent-elles même plausibles - ne suffisent pas à prouver un fait, à moins
qu'elles ne soient corroborées par des pièces qui accréditent la thèse soutenue
(arrêts 5A_723/2012 du 21 novembre 2012 consid. 4.2.1; 5A_225/2010 du 2
novembre 2010 consid. 3.2 non publié à l'ATF 136 III 583), ce qui n'est pas le
cas en l'espèce, la recourante livrant sa propre appréciation des pièces.
En définitive, la recourante ne démontre pas en quoi l'autorité précédente
aurait versé dans l'arbitraire dans l'établissement des faits et dans
l'appréciation des preuves. Sa critique est irrecevable, faute de motivation
conforme aux exigences légales (art. 106 al. 2 LTF, cf. supra consid. 2.1 et
2.2).

7.
La recourante s'en prend finalement à la modification des modalités de
l'exercice du droit de visite, affirmant que la cour cantonale a violé le
principe du double degré de juridiction (art. 75 al. 2 LTF) et le contenu
obligatoire des décisions cantonales (art. 112 LTF).

7.1 En ce qui concerne la violation du principe du double degré de juridiction,
la recourante invoque d'une part l'art. 75 al. 2 LTF, selon lequel le recours
en matière civile au Tribunal fédéral n'est recevable que contre une décision
cantonale de dernière instance prise par un tribunal supérieur (art. 75 al. 2
1ère ph. LTF) et, sauf exceptions expresses, rendue sur recours (art. 75 al. 2
2e phrase LTF; ATF 138 III 41 consid. 1.1 p. 42; 137 III 238 consid. 2.2 p. 426
s.) et, d'autre part, les dispositions du Code de procédure civile,
singulièrement les art. 308 ss CPC. Ce faisant, elle ne se réfère pas - même de
manière implicite - à un droit fondamental, de sorte que, à la lecture de son
exposé, on ne comprend pas quel droit constitutionnel qui pourrait être invoqué
dans le cadre d'un recours soumis à l'art. 98 LTF (cf. supra consid. 2.1)
aurait été, selon elle, transgressé par l'autorité cantonale. Il s'ensuit que
sa critique relative au double degré de juridiction est d'emblée irrecevable
(art. 98 et 106 al. 1 LTF).

7.2 Pour le surplus, bien que la recourante ne cite pas explicitement l'art. 29
al. 2 Cst. en relation avec sa critique du contenu de la décision entreprise,
l'on perçoit que, sous couvert de violation de l'art. 112 al. 1 let. b LTF -
qui prévoit que les décisions doivent indiquer clairement les faits qui sont
établis et les déductions juridiques qui en sont tirées (ATF 135 II 145 consid.
8.2 p. 153), ainsi que contenir un raisonnement juridique permettant de
comprendre pourquoi l'autorité a tranché dans tel ou tel sens (arrêts 5A_888/
2010 du 10 mars 2011 consid. 2.1; 5A_236/2010 du 21 juillet 2010 consid. 3.1;
4A_203/2009 du 12 janvier 2010 consid. 2.1 non publié aux ATF 136 III 232) - la
recourante se plaint en réalité de ce que l'autorité cantonale n'a pas respecté
son droit d'être entendue en tant qu'elle estime la motivation de l'arrêt
insuffisante.
Contrairement à ce que soutient la recourante, il apparaît en l'espèce que la
décision attaquée expose succinctement la cause qui a amené les juges cantonaux
à revoir les modalités d'exercice du droit de visite, à savoir le nouveau
domicile du père au Guatemala depuis le jugement de première instance, rendant
impossible le maintien d'un droit aux relations personnelles s'exerçant au
moins un week-end sur deux. S'agissant de l'injonction faite à l'épouse de
remettre à son mari un numéro de téléphone, les juges cantonaux ont indiqué
qu'elle se justifiait au vu de la situation conflictuelle entre les parties
depuis plusieurs mois et de l'importance du maintien d'un lien entre l'époux et
les enfants (cf. supra consid. 3.2). La recourante ne remet au demeurant pas en
cause ces constatations, relevant elle-même dans sa critique qu'elle a obtenu
une condamnation de son époux par ordonnance pénale pour le non-paiement des
contributions d'entretien. Il découle de ce qui précède que l'autorité
précédente a exposé les raisons qui l'ont conduite à revoir les modalités
d'exercice du droit aux relations personnelles et a indiqué les éléments
justifiant sa décision. Il ressort par ailleurs de son argumentation que la
recourante a compris le raisonnement de la cour d'appel. Mal fondé, le recours
doit donc être rejeté sur ce point.

8.
En conclusion, le recours est mal fondé dans la mesure de sa recevabilité. La
recourante, qui succombe, supportera les frais judiciaires (art. 66 al. 1 LTF).
Il n'y a pas lieu d'allouer une indemnité de dépens à l'intimé qui n'a pas été
invité à se déterminer.

Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce:

1.
Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable.

2.
Les frais judiciaires, arrêtés à 2'500 fr., sont mis à la charge de la
recourante.

3.
Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre civile de la Cour
de justice du canton de Genève.

Lausanne, le 8 mars 2013
Au nom de la IIe Cour de droit civil
du Tribunal fédéral suisse

Le Président: von Werdt

La Greffière: Carlin